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Haiti-Politique: l’Initiative du 24 avril alerte sur un pays au bord de l’effondrement

L’Initiative du 24 avril a lancé jeudi une sévère mise en garde contre l’aggravation de la crise sécuritaire, politique et institutionnelle en Haïti. Dans une note publique, cette structure citoyenne décrit un État affaibli, incapable de protéger la population, alors que la violence armée et le chaos s’intensifient.

Le document pointe une série d’événements récents illustrant la dérive actuelle dont l’assassinat de l’ancien candidat à la présidence Harry Bretou, le 17 août dernier; le meurtre, le lendemain, de Wanderson Zamy, un bachelier de 19 ans, abattu devant le MENFP; la mort de deux agents du SWAT à Kenscoff dans une bavure impliquant des équipements mal utilisés et l’enlèvement de neuf employés d’un orphelinat à Kenscoff, toujours retenus depuis le 3 août.

Pour l’Initiative, ces faits traduisent une impunité généralisée, une désorganisation inquiétante au sein de la PNH et une banalisation du kidnapping dans la capitale.

Haiti-Politique: l’Initiative du 24 avril alerte sur un pays au bord de l’effondrement

Critique du Conseil Présidentiel de Transition

La note accuse le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) d’échec complet dans la gestion de la crise. « Le CPT a échoué dans sa mission. Rien ne peut être attendu de lui dans les cinq prochains mois », estime le texte, cosigné par Djina Guillet Delatour, représentante du mouvement Kasasyon Nou Prale (KNP).

L’Initiative fustige en outre la signature de contrats jugés opaques avec des entreprises de sécurité étrangères, dénonçant un manque de transparence qui mine davantage la confiance de la population envers ses dirigeants.

Un appel à la Cour de cassation

Comme issue à la crise, la structure propose de confier la transition à la Cour de cassation, seule institution considérée légitime pour conduire une refondation politique. Cette étape, estime-t-elle, devrait ouvrir la voie à une réforme constitutionnelle et institutionnelle en profondeur et préparer des élections libres et crédibles.

« Le peuple haïtien ne peut pas attendre le 7 février 2026 pour une nouvelle orientation du pouvoir », insiste la note, appelant à une rupture immédiate avec le statu quo.

À travers ce message, l’Initiative du 24 avril dit vouloir secouer les consciences, mobiliser les forces vives et rendre hommage aux victimes, pour éviter l’effondrement total du pays.

Voici les signataires de ce communiqué :

Fact Checking News (FCN)

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