Haïti : l’Initiative du 24 Avril 2025 dénonce une « dérive diplomatique » et exige une refondation immédiate de la transition

L’Initiative du 24 Avril 2025 a réagi, dans une note rendue publique, aux récents remous diplomatiques impliquant des représentants étrangers et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dans un contexte marqué par les contestations autour du maintien du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. L’organisation évoque « un scandale de trop », révélateur selon elle de l’effritement de la souveraineté haïtienne et de l’échec du cadre transitionnel mis en place depuis l’accord porté par la CARICOM.
Pour les signataires de l’Initiative, ces incidents traduisent un mépris profond pour l’héritage historique haïtien, fruit des luttes qui ont conduit à l’indépendance. Ils relèvent également « l’indignité » d’un Conseil Présidentiel jugé incapable d’assumer l’héritage de la liberté conquise « au prix du sang » par les ancêtres de la nation.

L’organisation accuse par ailleurs le processus soutenu par la CARICOM d’avoir institutionnalisé une tutelle politique, qualifiant l’architecture actuelle de la transition de « cirque diplomatico-politique ». Selon elle, loin d’apporter stabilité et cohésion nationale, le mécanisme instauré aurait contribué à « aggraver la situation du pays » en légitimant une gouvernance « confisquée » et soumise à l’influence directe d’acteurs étrangers.
Face à ce qu’elle considère comme une « confiscation du pouvoir » par un groupe dépourvu de légitimité populaire, l’Initiative du 24 Avril 2025 appelle à un sursaut national. Elle exhorte les citoyens à ne plus demeurer « spectateurs » pendant que des décisions cruciales se prennent sous « la dictée et le contrôle » d’ambassades étrangères.
À la lumière de ces constats, l’organisation formule deux exigences majeures :
a) Elle réclame la démission immédiate des membres du CPT et du gouvernement de facto, qu’elle juge responsables d’une « mascarade politique ». L’Initiative du 24 Avril 2025, préconise la remise du pouvoir à un juge issu de la Cour de cassation, avec pour mandat d’engager une véritable transition refondatrice, sans attendre la date du 7 février 2026.
b) Elle affirme que le dispositif actuel entourant la transition représente une menace directe pour la souveraineté nationale, plongeant Haïti dans une dépendance structurelle incompatible avec son histoire, sa dignité et ses aspirations.
« Haïti ne peut pas continuer à être administrée comme un État paria, sous couverture humanitaire ou diplomatique », conclut l’organisation, pressant les forces vives du pays de reprendre en main le destin de la nation. Pour l’Initiative du 24 Avril 2025, l’heure n’est plus au compromis, mais à la restauration pleine et entière de la souveraineté haïtienne.
JJJ / FcnHaiti

