Haïti-Insécurité: Des sanctions votées à l’ONU contre Jimmy Chérisier et consorts, toujours pas de force internationale

Haïti était une nouvelle fois au cœur d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le vendredi 21 octobre 2022. Les quinze membres ont adopté à l’unanimité la résolution ayant un régime de sanctions visant les bandes criminelles responsables de la crise sécuritaire et humanitaire dans le pays.
Le texte a été initié par les États-Unis et le Mexique. Mais pour le moment, aucune avancée sur la question relative à l’envoi ou pas d’une force militaire étrangère sur le sol de Dessalines.
La résolution a été votée à l’unanimité et les quinze membres du Conseil de sécurité ont tous salué l’adoption de ces sanctions. Une série de mesures qui visent les membres de gangs ainsi que leurs supporteurs qui sont tous responsables du chaos actuel en Haïti, notamment Jimmy Cherizier, leader de l’alliance G9, qui bloque depuis plusieurs semaines le port de Varreux.
Le Conseil a voté des sanctions contre certaines personnes en Haïti, impliquées dans des actions qui menacent la paix publique, la sécurité et la stabilité politique du pays. Parmi eux, le chef du gang G-9, Jimmy Chérizier alias Barbecue qui est frappé d’une interdiction de voyager.
Alors que le gouvernement haïtien avait pourtant demandé une intervention militaire étrangère pour rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays, pour débloquer l’accès au Terminal Varreux pour la distribution de carburant qui est bloqué par le gang G-9 dirigé par Jimmy Chérizier alias Barbecue.
Si les membres du Conseil de sécurité se sont félicités pour cette résolution, nombreux citoyens attend encore le vote de la résolution relative à l’envoi ou pas d’une force internationale dans le pays.
L’ambassadrice américaine, Linda Greenfield, a précisé que les discussions se poursuivent à ce sujet. Mais on sait que certains membres, notamment la Russie et la Chine, ont exprimé des réserves sur cette question. Ces deux pays ont exprimé leur inquiétude face aux problèmes auxquels Haïti fait face, soulugnant qu’envoyer une force étrangère en Haïti reste un sujet très sensible.
Par Eben-Ezer Delice

