Culture

Haiti-Culture: Piterson Charles, une jeunesse consacrée à l’artisanat


Depuis son adolescence, l’apprentissage d’un métier manuel l’a toujours passionné. Déjà plus de quinze années depuis qu’il pratique l’artisanat plus particulièrement le bricolage. Timide mais ses œuvres parlent de lui.  Piterson Charles croit en l’artisanat comme un tremplin pour arriver à concrétiser ses rêves et servir de modèle.


Autodidacte. Il a débuté dans le bricolage. « Le support de mes grands-parents et des amis ont beaucoup contribué pour me faire une réputation dans le secteur », confie Piterson Charles. Chemin faisant, il a pris des cours en sérigraphie, décoration intérieure, mécanique ajustage pour parfaire ses connaissances dans sa pratique du métier d’artisan. Le talent renforcé par le savoir, reconnait-il, ne peut être que du succès.


L’autonomie économique – la créativité – autant d’atouts dont jouit-il grâce à son métier. Il a mis sur pied « Les Ateliers Bricolage aux Doigts Magiques». Un atelier consacré à la formation des jeunes, la sensibilisation et l’éducation des artisans pour la pérennité de ce métier. Déjà 13 années d’existence depuis que cet opérateur culturel et économiste de formation met sur pied cette institution qui a contribué dans la vulgarisation du métier d’artisan dans la ville de Cap-Haitien. 

Haiti-Culture: Piterson Charles, une jeunesse consacrée à l’artisanat


Piterson ne prêche que pour l’apprentissage d’un métier manuel dès la Petite Enfance. Pour M. Charles, la pratique d’un métier manuel est un vecteur vers le combat contre la délinquance juvénile et le banditisme. C’est un facteur important dans l’affirmation de soi, avance-t-il, pour combattre le stress – faciliter le réseautage.


Ses complaintes se résument à la problématique de la consommation des produits locaux. Tout en reconnaissant, le faible pouvoir d’achat de la population, Piterson critique ces derniers le manque de confiance aux artisans locaux dont les produits, estime-il, sont de valeur et peuvent rivaliser dans certains cas avec ceux de l’étranger. Un facteur de démobilisation pour les artisans dans un secteur transversal conduisant vers le développement durable d’Haïti.
L’exportation des produits artisanaux peuvent apporter un plus dans la balance des paiements du pays et entrainer par la même occasion une baisse de la pression sur le taux de change.

A signaler que selon les statistiques disponibles par la BRH, pour les trois premiers trimestres de l’exercice fiscal 2020-2021, Haïti a importé des produits pour environ 3,4 milliards de dollars alors que les exportations ne dépassent pas les 700 millions.


 FCN
 
 
 
 

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