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Haïti/Crise Politique : Gessica Geneus « déplore la situation actuelle du pays »

Dans un interview accordé ce vendredi 26 août 2022 à Mikaël Ponge un journaliste français « RFI » Gessica Geneus déplore amèrement la situation actuelle d’Haïti. La réalisatrice haïtienne Gessica Geneus exprime s’amertume sur les trois jours de manifestations qui ont rythmé le début de semaine dans le pays. À Port-au-Prince, mais aussi dans plusieurs villes de province.

Après des manifestations en Haïti du début de semaine, d’autres appels à protester ont été lancés pour foulée le macadam contre l’insécurité et la vie chère. La réalisatrice haïtienne Gessica Geneus nous livre son regard sur ce mouvement populaire de contestation.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer la cherté de la vie, l’insécurité, et réclamer la démission du Premier ministre Ariel Henry. Comment expliquer ce soulèvement populaire ? « La question n’est pas pourquoi on en arrive là, mais comment a-t-on fait pour supporter autant, avant d’en arriver là ? » selon la cinéaste. « Comment fait-on pour tenir sans vouloir tout détruire ? » est, selon elle, la vraie interrogation. « Il faut qu’il y ait des mesures, il faut qu’il y ait satisfaction et soulagement, mais si on te laisse livrer à toi-même, l’inévitable va arriver », prédit Gessica Geneus.

Depuis 2 ans, Haïti fait face à une insécurité généralisée qui empêche toute vie normale, et paralyse le fonctionnement de plusieurs secteurs d’activités. Une violence et une insécurité qui pèsent sur tous les pans de la société, à commencer par le secteur de la santé.

Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, survivre est aujourd’hui devenu un terme plus adapté que vivre. Personne, aucun secteur de la société n’est épargné par la violence que les bandes criminelles ont peu à peu imposée. « On ne peut plus aller travailler parce que c’est difficile de se rendre dans certaines zones. Nombreux sont les gens qui ont obligé de rester sans rien faire, de peur qu’ils arrivent malheur dans les rues ».

Certaines personnes peuvent plus se déplacer à travers le pays, dans les zones reculées, pour aller gagné le pain quotidien. L’insécurité qui sévit dans la capitale haïtienne frappe aussi de plein fouet la santé mentale des médecins après les enlèvements, dont plusieurs d’entre eux ont été victimes sur leur lieu de travail. explique-t-elle au micro Mikaël Ponge.

Par Eben-Ezer Delice
FCN-Haiti avec RFI

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