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Haiti/crise: entre pays lock et grève générale, toutes les activités au point mort

Alors que depuis environ deux semaines, le mouvement baptisé « pays lock » reprenne place dans le pays. Ce lundi 26 septembre 2022, la capitale haïtienne et des villes de province ont été paralysées par une grève générale de trois jours lancée, il ya quelques jours, par les syndicats de transport en commun en vue de forcer le gouvernement Ariel Henry à faire retrait sur la décision prise pour augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché local, dans le contexte actuel marqué par la misère et l’insécurité.

La grève générale de trois jours lancée par les syndicats de transport en commun dans l’objectif de pousser le gouvernement en place à se rétracter de sa décision en ce concerne l’ajustement des prix du carburant, est largement suivie ce lundi 26 septembre 2022 dans diverses zones de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince où toutes les activités sont au point mort.

Pour le premier jour de la grève, à Delmas, Pétion-ville et à Port-au-Prince, le constat est palpable. Le transport en commun est totalement paralysé. Commerce, banques et même l’administration publique affichent porte close. Seules quelques patrouilles policières sont remarqués dans les rues, notamment sur la route de l’aéroport et l’autoroute de Delmas, selon les premières observations des reporters de FCN Haïti.

L’un des syndicalistes réclamant ces trois journées de grève, en l’occurrence, Méhu Changeux, président de l’Association des propriétaires et chauffeurs haïtiens (APCH) qui intervenait sur les ondes de la Radio Télévison Pacific, a montré l’intérêt d’une telle grève. Ces trois journées de grève lancées, a-t-il expliqué, a pour but de forcer le premier ministre Ariel Henry à faire marche arrière sur sa décision d’augmenter les prix du carburant.

Et, vu que la première journée de la grève est suivie à près de 100% dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et au niveau des autres villes du pays, le syndicaliste se dit satisfait et a félicité les automobilistes et tous ceux qui appuient ce mot d’ordre de grève. Malgré, il faut dire que avec ou sans le mot d’ordre de grève le pays était totalement bloqué avec les mouvements de protestation anti-Gouvernementale

Cependant, durant cette entrevue, le numéro 1 de l’APCH a dénoncé le comportement du gouvernement qui, selon lui, affiche le prix de l’essence sans consulter les syndicats de transport. Amèrement contre la hausse du coût des produits pétroliers à la pompe, Méhu Changeux a plus loin, fait savoir qu’en matière d’ajustement d’essence, les syndicalistes doivent-être toujours à la table de discussion. Et c’est le ministère du commerce et de l’industrie (MCI), celui de l’affaire sociale et du travail (MAST), de la circulation et des syndicats qui se réunit toujours pour fixer les prix des voitures.

« Cette fois-ci, cette décision a été prise dans les syndicaliste », a déploré le syndicaliste, affirmant qu’avec cette décision, la vie des haïtiens surtout les parents d’élèves et les gens défavorisés, deviendra plus compliquée. Pour lui, le moment n’est pas propice pour une telle décision. Au lieu d’ajuster le prix du carburant, le gouvernement selon ses dires devait pencher sur les problèmes réels du pays tels que l’insécurité qui fait rage dans tous les coins du pays, la hausse du coût de la vie.

Alors, pour montrer son désaccord face à cette décision, Méhu Changeux dit solidaire à tout mouvement populaire pacific visant à faire le gouvernement d’entendre la voix de la raison. A cet effet, il a invité la population à intensifier leur mouvement jusqu’à la victoire finale.

FCN Haïti

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