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Haïti-Criminalité: Plus de 2505 personnes tuées ou blessées en Haïti durant le premier trimestre 2024, dénombre le BINUH


 
Les cas de meurtres ont connu une augmentation significative durant le premier trimestre de l’année 2024 avec 2505 cas enregistrés, soit une hausse de 53% par rapport à la période précédente octobre-décembre 2023, a Indiqué le Bureau intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH) dans un rapport, soulignant que le plus grand nombre de victimes ont été enregistrés dans la capitale haïtienne.

 
Les chiffres pour le premier trimestre de l’année 2024 en Haïti sont vraiment alarmants. En effet, les enlèvements contre rançons ont en revanche diminué de 37% à travers le pays, avec 438 signalés dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite, peut-on lire dans le rapport. Faut-il souligner que, la plupart des cas d’enlèvements ont été enregistrés à l’Artibonite où les gangs s’en prennent aux voyageurs des transports publics.

Haïti-Criminalité: Plus de 2505 personnes tuées ou blessées en Haïti durant le premier trimestre 2024, dénombre le BINUH

Toujours selon les statistiques, plus de 4600 détenus se sont évadés des deux principales prisons de la capitale, au moins 22 commissariats et sous-commissariats et bâtiments de police ont été saccagés ou incendiés, et 19 officiers de police ont été tués ou blessés à partir du 29 février, à la suite des attaques d’envergure menées par les gangs contre des institutions publiques et les infrastructures stratégiques.
 
Le rapport souligne que l’impact de la violence des gangs sur les droits des enfants demeure extrêmement alarmant. Au moins 82 enfants, dont certains n’avaient que six ans, ont été tués ou blessés au cours du premier trimestre 2024. Poussés principalement par le manque d’opportunités socio-économiques, de nombreux enfants ont aussi été recrutés dans les rangs de gangs pour participer aux activités criminelles.
 
A en croire le rapport, dans certains endroits de la capitale, les femmes et les jeunes filles ont été interceptées par des membres des gangs, alors qu’elle se rendaient au travail ou à l’école, et ont été soumises à des viols collectifs. Certaines d’entre elles ont été tuées après avoir été agressées sexuellement. D’autres ont été violées dans des sites pour personnes déplacées, où elles s’étaient réfugiées.
 
Les menaces envers les défenseurs des droits de la personne, les journalistes et les membres du secteur judicaire ont gravement augmenté, ce qui a conduit beaucoup d’entre eux à laisser leurs habitations, à limiter leurs déplacements et à réduire leurs activités professionnelles.
 
Le contrôle des routes par les gangs, les tirs répétés contre l’aéroport international, Toussaint Louverture et ses environs, ainsi que les attaques contre l’Autorité portuaire nationale (APN), le principal port de la capitale ont fortement entravé l’acheminement des produits de première nécessité, y compris les médicaments et les biens alimentaires. Les institutions de santé et d’éducation n’ont pas été épargnées non plus, a renchéri le BINUH dans son dernier rapport relatif aux actes de violences en Haïti.
 
«Les activités des gangs ont fortement limité l’accès aux services essentiels, notamment les soins de santé et l’éducation, et ont exacerbé l’insécurité alimentaire», a déploré María Isabel Salvador, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et cheffe du BINUH, qui appelle à l’accélération du déploiement de la Mission internationale de sécurité devant être menée par le Kenya.
 
*JGP/FCN Haïti

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