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Guerre en Ukraine : 12 millions de personnes auront besoin d’aide en Ukraine

La Pologne, où vivaient déjà plus d’un million d’Ukrainiens, est sans surprise le territoire le plus prisé. 400 000 personnes ont rejoint le pays de 40 millions d’habitants, qui avait pourtant durci sa politique migratoire ces derniers mois. Certains points de passage sont saturés. Lundi matin, il fallait plus de trois jours pour atteindre le passage frontalier de Medyka, une petite localité polonaise proche de Lviv, en raison des embouteillages monstres.

Les Ukrainiens affluent aussi vers d’autres pays. Selon les derniers chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 65 000 personnes sont arrivées en Moldavie, 38 000 en Roumanie, 54 000 en Slovaquie. Même la Hongrie du Premier ministre anti-migrants Viktor Orbán a accueilli plus de 90 000 réfugiés, tandis que 50 000 ont poursuivi leur route vers d’autres pays européens. Sans frontières ou le HCR sont déjà mobilisées en Ukraine et dans les pays limitrophes. Elles réclament la mise en place d’«un accès humanitaire inconditionnel» pour porter secours aux civils, blessés ou réfugiés.

l’Union Européenne semble s’accorder sur les mesures migratoires à adopter face à l’afflux de réfugiés. «Tous ceux qui doivent fuir les bombes de Poutine seront accueillis à bras ouverts», a assuré dimanche la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. La plupart des Etats membres de l’UE se sont ainsi dits favorables au projet d’octroyer une protection temporaire aux réfugiés, un régime institué en 2001 en réponse au conflit en ex-Yougoslavie mais qui n’a encore jamais été utilisé. «Ce système harmonisé, plus rapide que les demandes d’asiles individuelles, offrira aux réfugiés d’Ukraine une protection qui peut aller jusqu’à trois ans», souligne Céline Schmitt, porte-parole du HCR en France. Une décision formelle devrait être adoptée jeudi.

Alors que l’ONU estime que 12 millions de personnes auront besoin d’aide en Ukraine, la Commission européenne a par ailleurs promis mardi d’engager au moins 500 millions d’euros du budget européen pour l’assistance dans le pays. Si ces initiatives sont louables, certains observateurs déplorent que les Européens n’aient pas fait preuve d’autant de solidarité lorsque les Syriens, Afghans et Irakiens empruntaient ces mêmes routes migratoires. Il y a encore quelques semaines, Varsovie lançait officiellement la construction d’une clôture à la frontière avec le Bélarus pour empêcher ces candidats à l’asile de rentrer sur le sol européen.

Pailleurs certains réfugiés, notamment africains, ont été confrontés au «racisme» aux frontières de l’Ukraine. «Le formidable élan de solidarité envers les Ukrainiens rend encore plus visibles les discriminations et le rejet subis par les migrants non européens, a réagi pour sa part la directrice générale de France terre d’asile, Delphine Rouilleault, sur Twitter.

Par Eben-Ezer Delice
FCN Haïti avec Libération fr

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