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Grande manifestation en Iran, une jeune femme tuée par la police

Deux personnes ont été tuées dans la province iranienne du Kermanchahan lors de manifestations, a annoncé, ce mercredi 21 septembre 2022, le procureur de la région, Shahram Karami, cité par l’agence de presse Fars. Par ailleurs, le commandant de la police du Kurdistan, Ali Azadi, a annoncé le même jour la mort d’une autre personne dans la province, selon l’agence Tasnim. Au total, six personnes ont trouvé la mort en plusieurs jours de troubles, selon le bilan officiel.

Les manifestations se multiplient en Iran, depuis la mort de Mahsa Amini. Les contestataires s’en prennent à la police, qu’ils jugent responsables du décès de la jeune femme, survenu après son arrestation par la police des moeurs. Le 16 septembre 2022, une iranienne meurt après son arrestation par les forces de l’ordre. Il s’agit de Mahsa Amini. Elle est morte en détention trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs en raison du port de son Hijab, jugé non conforme à la loi. Depuis, les manifestations se multiplient.

Des manifestations ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dans quinze villes d’Iran, parmi lesquelles la capitale Téhéran et d’autres grandes villes, selon l’agence de presse d’Etat IRNA. Lors de la cinquième nuit de rassemblements de rue, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et procédé à des arrestations pour disperser des foules.

La mort de Mahsha Amini, cette jeune fille de 22 ans, a déclenché de vives réactions des Iraniens. Mais en même temps, il y a toute une série d’autres facteurs qui se sont accumulés. Sa mort a servi d’étincelle pour faire exploser la rage des Iraniens qui étaient inquiets depuis très longtemps à cause de pleins de problèmes d’injustice, des problèmes économiques et une mauvaise gestion du pays.

« En fait, les gens qui sont là-haut ne gouvernent pas le pays. Ils le détruisent, pillent la richesse nationale. Au lieu de gouverner et de gérer les problèmes, ils tuent. Je n’appelle pas ça un gouvernement, ni un État. » « C’est une force de répression à la tête de ce pays, constituée de voleurs et de criminels. Exprime la sociologue, politologue Mahnaz Shirali.

Le pays ne fonctionne pas, les gens sont affamés, ils n’ont pas de quoi manger. Donc c’est le ras-le-bol généralisé de cette situation qui est en train de s’exprimer à travers les manifestants. »

Par Eben-Ezer Delice
FCN-Haiti avec AFP

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