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Disparition des membres de la FRG : Le Pentagone apporte un soutien logistique au déploiement de renforts salvadoriens en Haïti

Trois avions transportant des militaires salvadoriens ont atterri, vendredi 23 octobre 2026, à Port-au-Prince, afin de renforcer les opérations de recherche des quatre membres de la Force de répression des gangs (FRG) portés disparus depuis l’embuscade tendue par des groupes armés, le dimanche 18 octobre, à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, rapporte le quotidien américain Miami Herald.

Ces nouveaux renforts interviennent au lendemain du déploiement de 100 militaires des forces spéciales salvadoriennes en Haïti, sur instruction du président Nayib Bukele, à la suite de l’attaque visant les quatre ressortissants de son pays. Selon le Miami Herald, une centaine de militaires supplémentaires devraient également rejoindre le dispositif.

Parmi les appareils ayant acheminé les renforts figure un avion de transport C-130 fourni par le Pentagone à la demande du département d’État américain. Le Commandement Sud des États-Unis a confirmé que cet appareil assurait un soutien logistique à Port-au-Prince. En revanche, la mission des deux autres avions impliqués dans ce déploiement n’a pas été clairement précisée.

Disparition des membres de la FRG : Le Pentagone apporte un soutien logistique au déploiement de renforts salvadoriens en Haïti

Les militaires salvadoriens doivent appuyer les recherches engagées pour retrouver leurs quatre compatriotes. Les opérations mobilisent notamment des hélicoptères et des unités au sol, mais n’ont, jusqu’à présent, donné aucun résultat permettant de localiser les disparus.

Les circonstances de leur disparition restent sous enquête. Le président Nayib Bukele a, pour sa part, menacé d’intensifier les opérations contre les gangs armés si les quatre hommes ne lui étaient pas restitués vivants et indemnes.

Cette mobilisation militaire soulève toutefois des interrogations sur la coordination entre les forces salvadoriennes déployées en renfort et la structure multinationale de la FRG, autorisée par les Nations unies. Des analystes cités par le Miami Herald soulignent notamment les risques de chevauchement des responsabilités opérationnelles et les difficultés susceptibles de découler d’une coordination insuffisante entre les différentes unités engagées.

Parallèlement, la situation sécuritaire continue de provoquer des déplacements massifs de population dans plusieurs régions du pays. Le bureau du secrétaire général des Nations unies a indiqué, vendredi 23 octobre, que plus de 7 000 personnes avaient fui leurs domiciles à Petite-Rivière-de-l’Artibonite et que 3 000 autres avaient quitté leurs lieux de résidence à Arcahaie, dans le département de l’Ouest, au cours des quatre derniers jours.

Ces nouveaux déplacements illustrent l’ampleur de la crise sécuritaire en Haïti, alors que les recherches pour retrouver les quatre membres salvadoriens de la FRG se poursuivent et que les renforts militaires viennent étoffer le dispositif déployé sur le terrain.

JJJ / FcnHaiti

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