Actualités

Deux enseignants enlevés dans l’Artibonite : les correcteurs du bac annoncent l’arrêt des corrections

La correction des examens du baccalauréat pourrait être paralysée dans l’Artibonite. Deux enseignants participant aux corrections du baccalauréat ont été enlevés le lundi 3 août 2026, alors qu’ils se rendaient de Saint-Marc aux Gonaïves. En réaction, leurs collègues menacent de suspendre les travaux et réclament une intervention urgente des autorités.

L’annonce a été faite mercredi 5 août, lors d’une conférence de presse tenue dans le département. S’exprimant au nom des correcteurs, Me Luc Occera a indiqué que la suspension des travaux constitue une mesure de pression destinée à attirer l’attention des autorités sur la situation des enseignants enlevés et à les inciter à agir rapidement pour obtenir leur libération.

Les deux victimes, Jean Mary Judner et Ansy Hérard, se rendaient de Saint-Marc aux Gonaïves afin de poursuivre les travaux de correction des examens officiels lorsqu’elles ont été interceptées par des individus armés. Ansy Hérard est, par ailleurs, membre de la Faculté d’agronomie de l’Université publique du Bas-Artibonite (UPBAS).

Deux enseignants enlevés dans l’Artibonite : les correcteurs du bac annoncent l’arrêt des corrections

L’enlèvement de ces enseignants suscite une vive inquiétude parmi les enseignants engagés dans la correction du baccalauréat, particulièrement ceux appelés à se déplacer sur les différents axes routiers du département. Pour les correcteurs, il devient difficile de poursuivre normalement leurs responsabilités dans un contexte où leur sécurité demeure fortement menacée.

Au cours de la conférence de presse, Me Luc Occera a également lancé un appel aux ravisseurs afin qu’ils libèrent les deux enseignants dans les plus brefs délais. Dans se dires, il a attiré l’attention sur la détresse des familles, qui vivent dans l’angoisse depuis la disparition de leurs proches.

Par ailleurs, les correcteurs interpellent parallèlement les autorités étatiques, qu’ils invitent à prendre des dispositions concrètes pour renforcer la sécurité sur les routes nationales, notamment dans l’Artibonite. Ils réclament des conditions permettant aux enseignants, aux élèves et à l’ensemble de la population de circuler librement et d’exercer leurs activités sans être exposés aux actes de violence et aux enlèvements.

La décision annoncée par les correcteurs intervient alors que les opérations de correction des examens officiels constituent une étape essentielle du processus de certification des élèves. La poursuite ou la suspension de ces travaux dépendra désormais de l’évolution de la situation et des mesures que les autorités seront appelées à prendre pour garantir la sécurité des enseignants.

FCN/HAÏTI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page