Découverte d’un port approvisionnant en armes et munitions des gangs et bandits à Port-au-Prince

L’organisation sociopolitique Sociopolitique Résistance Sud-Est a fait une révélation, dans le cadre d’une conférence de presse mercredi 20 novembre 2024, sur l’utilisation illégale du port de Marigot. Selon Leriche Moïse, membre de cette structure, ce port est désormais identifié comme un point névralgique pour le transport clandestin d’armes et de munitions, alimentant ainsi les gangs opérant à Port-au-Prince et les bandits qui paralysent en toute impunité le climat de sécurité dans la région du Sud-Est.
L’émergence de cette situation alarmante est directement liée à la montée en puissance de l’insécurité dans le pays. Leriche Moïse a souligné que des actes de violence ont connu une recrudescence inquiétante, avec des cambriolages ciblant écoles et entreprises ainsi que des braquages à main armée touchant des membres de la population civile. Cette agitation sociale, fait remarquer Moïse, est survenue après la révocation du responsable de la police dans le Sud-Est, accentuant ainsi le sentiment d’impuissance des autorités face à la criminalité organisée.
Leriche Moïse a mis en garde que le problème du trafic d’armes à travers le port de Marigot constitue un facteur aggravant de l’insécurité généralisée. Il a appelé les autorités compétentes à agir rapidement pour mettre en place des mesures adaptées, afin de freiner ce flux illicite qui non seulement menace la sécurité du Sud-Est, mais également celle de tout le pays.
L’organisme Sociopolitique Résistance Sud-Est a formulé un appel à la vigilance tant des autorités que de la population. Leriche Moïse a insisté sur le besoin de préservation du territoire. Il a exhorté les habitants à se mobiliser pour empêcher que le département ne soit réduit à un “territoire perdu” face aux forces du crime organisé.
Le message est clair : sans une action collective et déterminée, les conséquences de ce trafic illégal pourraient plonger davantage le pays dans le chaos. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour déterminer si les autorités prendront les mesures nécessaires pour restaurer l’ordre et sécuriser la vie des citoyens.
Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

