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Clôture avec éclat du grang camp d’été 2025 de l’École de Musique Sainte-Trinité

Malgré un climat sociopolitique tendu, marqué par des blocages de routes, des actes de violence et une insécurité croissante, l’École de Musique Sainte-Trinité a réussi à mener à terme son grand camp d’été. Le dimanche 10 août, elle a clôturé son camp d’été 2025 dans une atmosphère à la fois solennelle et vibrante, prouvant que la musique résiste encore, malgré le climat de peur qui règne à Port-au-Prince ces dernières années.  » Pour plus d’un on pense que l’École de musique Sainte-Trinité était totalement éteinte après le départ pour l’au-delà du père David, mais avec l’arrivée de père Ricot on l’a ressuscité. Cette école est bien vivante »!

Tandis que les détonations troublent le quotidien dans plusieurs quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et que l’angoisse s’installe dans les foyers, une lueur d’espoir s’est manifestée à travers les notes de musique. L’École de Musique Sainte Trinité, fidèle à sa mission, a accueilli pendant plusieurs semaines, enfants et musiciens pour une nouvelle édition de son camp d’été, affirmant que la culture peut être un rempart face à la violence.

Intervenant à l’issue de la cérémonie de clôture de ce camp, le révérend-père : Ricot Geffrard, directeur de l’École de Musique Sainte Trinité, a fait croire que les participants ont bénéficié d’un programme riche portant sur des cours de théorie musicale et de pratique instrumentale, leçons individuelles, ateliers, ainsi que des sessions spécifiques par section : violon, trompette, trombone, saxophone, entre autres. Outre cela, des modules de savoir-vivre ont également été intégrés, favorisant la création de liens sociaux et le développement personnel des jeunes musiciens, a affirmé père Geffrard.

Clôture avec éclat du grang camp d’été 2025 de l’École de Musique Sainte-Trinité

Parlant de la nouvelle édition, le titulaire de l’École de Musique Sainte Trinité, a déclaré que 215 campeurs et 53 encadreurs ont été réunis cette année. Des musiciens venus de divers horizons ont fait le déplacement. « N’eût été le blocage des routes, le nombre de participants aurait été encore plus élevé », a-t-il renchéri avant d’exprimer le vœu de voir la situation du pays s’améliore afin que les prochaines éditions puissent se dérouler dans de meilleures conditions.

Fier de la réalisation de cette nouvelle édition, le directeur de l’école a tenu à souligner que le camp avait été interrompu pendant six ans (soit depuis 2019) en raison de l’insécurité persistante. Cette année, les activités ont enfin repris, marquant un retour attendu et porteur d’espoir pour les jeunes musiciens ainsi que pour l’ensemble de la communauté artistique.

Selon le numéro un de l’école, il s’agit d’une expérience profondément enrichissante pour les jeunes musiciens comme pour les encadreurs. Toutefois, cette réussite est assombrie par une réalité douloureuse, car l’école a été contrainte de quitter son local situé à la rue Pavée, en raison de la violence des gangs qui y règne. Une situation d’autant plus poignante que l’établissement s’apprête à célébrer ses 70 ans d’existence en 2026, soit sept décennies au service de la musique, de la jeunesse et de la culture haïtienne.

Témoignage des participants
L’une des participants ayant pris part à ce camp a partagé son expérience tout au long de son déroulement. Elle affirme avoir été édifiée sur plusieurs notions importantes et avoir acquis de nouveaux termes et connaissances qui pourront l’aider à mieux s’intégrer et évoluer dans la société. Par ailleurs, elle a exprimé sa satisfaction et en a profité pour lancer un appel aux autres jeunes, les encourageant à s’impliquer dans ce type d’initiative formative.

FCN/Haïti

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