Billet à Madame Geneviève Bonny,Présidente du Rotary Club Delmas Aéroport

Madame la Présidente,
Alors que j’étais assis dans les jardins paisibles de la Bibliothèque Georges Castera de Limbé, en pleine préparation de l’investiture du Président d’honneur, l’Ing. Kénold Décimus, un moment inattendu est venu illuminer ma journée.
Mon regard est tombé sur une photo de vous, tenant entre vos mains mon recueil de poèmes Alphabet intime, paru le mois dernier grâce au soutien des entreprises Plastech, Brown Legal Group et Intégrité Matériaux de Construction, de la ville des Gonaïves.
À cet instant précis, mon cœur s’est rempli d’une joie profonde et sincère.
Ce n’était pas simplement une image : c’était un symbole, un geste silencieux, mais lourd de sens. Cela signifiait que vous êtes passée à la librairie La Pléiade, à Port-au-Prince, pour vous procurer Alphabet intime.
Vous avez choisi d’acheter le livre, vous avez choisi de soutenir la plume, vous avez choisi d’encourager la littérature haïtienne.
Pour un écrivain, il n’existe pas de reconnaissance plus authentique que celle-ci. Écrire, c’est semer dans l’invisible ; on couche des mots sur le papier sans savoir où ils atterriront ni qui les tiendra un jour entre ses mains et puis, un jour, on découvre qu’une femme engagée, une leader respectée, une actrice influente de la société civile a pris le temps de lire, de soutenir, d’encourager.
Ce geste dépasse l’achat d’un livre : il devient un acte de foi envers la culture. Un soutien qui s’inscrit dans la même dynamique que celui du PDG Robert Léger, de l’ADG JB, moteur silencieux de mon quotidien ou encore d’Uder Antoine, qui épouse et accompagne Alphabet intime avec conviction.
Madame la Présidente, à travers cette démarche, vous n’avez pas seulement acquis un recueil de poèmes ; vous avez posé un acte de soutien envers la jeunesse créative, envers la pensée, envers la sensibilité. Vous avez rappelé que la culture a besoin de mains qui l’élèvent, de voix qui la défendent, de cœurs qui y croient.
Dans un pays où l’on parle souvent de crises, voir une personnalité engagée investir dans la littérature est un message fort. Cela signifie que, malgré les difficultés, nous continuons à croire en la beauté des mots, en la puissance de la réflexion, en la nécessité de nourrir les esprits.
Je tiens donc, publiquement et avec émotion, à vous adresser mes plus sincères remerciements.
Merci pour ce geste discret mais immense.
Merci pour ce soutien qui encourage à continuer d’écrire.
Merci pour cette marque de confiance qui donne du sens aux longues heures passées à dialoguer avec les mots.
Votre action honore la littérature, honore les écrivains et renforce cette chaîne invisible qui unit les auteurs à leurs lecteurs.
En découvrant cette photo aujourd’hui, dans le silence inspirant de la Bibliothèque Georges Castera de Limbé, j’ai compris une chose essentielle : les livres voyagent, les mots traversent les frontières et la culture crée des ponts là où l’on ne s’y attend pas.
Et pour cela, je vous dis, avec respect et gratitude : merci.
Clément II BENOÎT
Écrivain

