
C’est un prisonier ayant requis l’anonymat qui a declenché l’allerte en appellant directement via un téléphone le responsable de la section des droits de l’homme, Me Rameau Colin, de l’Organisation des Jeunes pour le Development du Sud-Est (OJEDESE). Le détenu a informé ce dernier sur leur situation des prisonniers à l’interieur de la prison civile de Jacmel.
Le prisonier inconnu à travers cet appel a expliqué que les prisoniers n’arrivent pas à être nourris comme il est exigé les principes et conventions sur les droits de l’homme. Un seul maigre repas leur est servi vers les cinq heures de l’après-midi, un repas qui ne parvient même pas à apaiser leur faim, tout en regrettant que leurs parents ou amis ne puissent continuer à leur apporter leurs supports regulièrement, encore moins les organisations, Office Protecteur Citoyen (OPC) et les personnalités de la société civile jacmelienne, selon cet homme incarcéré.
Au cours de cette conversation téléphonique dont l’agence en ligne fcnhaiti a eu l’enregistrement, le prisonier a souligné l’etat salubre et lamentable de cet établissement penitencier au coeur de jacmel où des parasites comme: punaises, cafards, poux et même des verres venant de la matière fecale infestent les céllules. Il lance un cri d’alarme, invitant la société et les défenseurs des droits humains à voler à leur secours de peur qu’ils ne crèvent de faim.
À signaler, plusieurs d’entr’eux courent des années sans être comparus devant leurs juges naturels pour statuer sur leurs cas. Gardant l’anonymat, par peur des represailles des gardes penitencières, l’incarcéré critique la decision du batonat de jacmel qui, à travers une resolution exige une dispense de plaider devant les tribunaux, les punir un peu plus. Ils appellent les organisations de defense des droit de l’homme à se pencher sur leur situation, car jacmel est la seule juridiction sur les dix-huit existant qui ne fonctionne pas.
Joanel François [email protected]/ [email protected]

