La CRSS lance ses activités et veut contribuer à bâtir une société plus stable

Avec pour ambition de contribuer à la recherche de solutions aux grands défis auxquels Haïti est confrontée, la Cellule de Réflexion pour une Société Stable (CRSS) a officiellement lancé ses activités. La nouvelle structure entend se positionner comme un espace de réflexion, de dialogue, d’analyse et de propositions, en plaçant la stabilité du pays, la responsabilité citoyenne et l’engagement collectif au cœur de sa démarche.


Lors de la cérémonie de lancement, les responsables de la CRSS ont expliqué que la création de cette structure répond à une conviction fondamentale. « Une société stable ne peut se construire dans l’indifférence ou la division, mais à travers la réflexion, le dialogue, la responsabilité et l’action collective », d’après les membres de cette structure, affirmant que la structure se veut ainsi un espace où les problèmes peuvent être analysés et où des propositions concrètes peuvent être formulées au service de l’intérêt collectif.
Plus loin, la CRSS affirme tirer sa démarche de différentes composantes de la société, notamment des milieux paysans, des quartiers populaires et du secteur professionnel. Elle souhaite notamment porter les préoccupations de la population et favoriser une réflexion collective sur les grands enjeux nationaux.
La stabilité au cœur du développement
Au terme de la cérémonie du lancement, les autorités de la CRSS considèrent la stabilité comme une condition essentielle au développement d’Haïti. Selon ses responsables, elle doit favoriser la paix et la sécurité, la création d’emplois, le développement économique, l’amélioration des services publics, l’investissement et la cohésion sociale. La structure précise toutefois que la stabilité ne signifie pas l’absence de débats ou de divergences. Elle estime que les désaccords doivent pouvoir être résolus par le dialogue et dans le respect des règles démocratiques.

Par ailleurs, elle plaide également pour un grand dialogue entre les différentes composantes de la société haïtienne, qu’elle considère comme nécessaire à la recherche d’un « grand contrat social » permettant de dégager des orientations communes pour le pays.
Des préoccupations autour du processus électoral
La CRSS a également profité de son lancement pour exprimer des préoccupations concernant le processus électoral en cours. Ainsi, elle appelle le Conseil électoral provisoire (CEP) et le gouvernement à garantir, selon elle, l’accès de toutes les communes au processus d’inscription des électeurs.
La structure affirme avoir relevé des difficultés dans plusieurs communes et demande aux autorités électorales de clarifier les dispositions prises pour assurer une participation équitable des citoyens.
Tout en reconnaissant la nécessité d’organiser des élections, la CRSS plaide pour un processus qu’elle souhaite inclusif et respectueux des règles démocratiques. Ces observations constituent sa position et doivent être confrontées aux données officielles du CEP sur l’état des opérations électorales dans les différentes communes.
Un appel à la mobilisation citoyenne
D’autant plus, la CRSS affirme ne pas vouloir être une structure de division, mais un espace de rassemblement, de réflexion et de propositions. Elle appelle les intellectuels, professionnels, enseignants, entrepreneurs, jeunes et organisations de la société civile, ainsi que les Haïtiens de la diaspora, à participer à cette dynamique.

« La CRSS n’est pas créée pour diviser. Elle est créée pour rassembler. Elle n’est pas créée pour imposer. Elle est créée pour réfléchir et proposer », ont déclaré ses responsables.
À travers sa devise, « Réfléchir, proposer, agir pour la stabilité », la CRSS entend inscrire son action dans la durée et contribuer à la construction d’une société plus responsable, pacifique et solidaire.
«Angajman nou klè : nou vin travay pou estabilite AYITI», ont lâché les dirigeants de la CRSS.
FCN/Haïti

