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TPS, sécurité et élections, des élus américains plaident pour trois années supplémentaires en faveur d’Haïti

À l’issue d’une visite en Haïti, une délégation bipartisane du Congrès américain appelle à repousser la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour les ressortissants haïtiens. Les élus estiment que la dégradation persistante de la situation sécuritaire rend tout retour prématuré et pourrait aggraver la crise.

Le représentant démocrate Ami Bera affirme que les échanges avec les autorités haïtiennes et les observations effectuées sur le terrain démontrent que le pays ne dispose pas encore des conditions nécessaires pour accueillir des dizaines de milliers de personnes susceptibles d’être rapatriées.

Selon lui, les bénéficiaires du TPS renvoyés en Haïti seraient exposés à un risque important d’enlèvement et de violences dans des zones où les groupes armés continuent d’étendre leur contrôle.

La délégation, dirigée par le président républicain de la Commission des affaires étrangères, Brian Mast, s’est entretenue avec le Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé, le ministre de la Défense, Mario Andrésol, le directeur général a.i. de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, ainsi qu’avec les responsables de la Force de répression des gangs.

D’après Ami Bera, le Premier ministre a reconnu que le TPS demeure un dispositif temporaire, mais a jugé inopportun d’organiser le retour de ressortissants haïtiens dans le contexte actuel. Il aurait également indiqué que le Cap-Haïtien ne possède pas les capacités d’accueil suffisantes pour absorber une nouvelle vague de rapatriés.

L’élu américain considère que la Force de répression des gangs poursuit encore sa montée en puissance et qu’elle ne dispose pas, à ce stade, des moyens nécessaires pour répondre pleinement aux défis sécuritaires du pays.

Ami Bera souhaite obtenir une prolongation du TPS jusqu’en 2029. Il estime que ce délai permettrait au gouvernement de transition de mener à bien les élections prévues en décembre 2026, de consolider les institutions de sécurité et de laisser à la mission internationale le temps d’atteindre ses objectifs.

Composée de deux représentants démocrates et de deux représentants républicains, cette délégation a effectué la première mission parlementaire américaine en Haïti depuis sept ans, dans un contexte marqué par les débats sur l’avenir du TPS et la détérioration continue de la situation sécuritaire.

JJJ / FcnHaiti

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