Ohio, le DHS convoque des ressortissants haïtiens après l’expiration du TPS

Quelques jours après l’expiration du Statut de protection temporaire (TPS) accordé aux ressortissants haïtiens aux États-Unis, le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a commencé à adresser des lettres de convocation à certains membres de la communauté haïtienne de Springfield, dans l’État de l’Ohio. Les personnes concernées sont invitées à se présenter dans des bureaux fédéraux situés à proximité de Cincinnati ou de Columbus « en lien avec une affaire officielle », sans que la nature de cette démarche soit précisée.
Selon l’avocat spécialisé en immigration Michael Davis, ces avis, connus sous le nom de « G-56 call-in letters », relèvent d’une procédure administrative utilisée de longue date par le DHS afin de convoquer un ressortissant étranger dans le cadre d’un dossier en cours. Il précise qu’un défaut de comparution peut conduire au transfert du dossier vers les services chargés des arrestations et de l’exécution des mesures d’éloignement. En revanche, répondre à cette convocation ne signifie pas automatiquement qu’une personne sera placée en rétention ou expulsée, chaque situation faisant l’objet d’un examen individuel.

L’avocat rappelle également que les personnes placées en rétention peuvent solliciter une remise en liberté sous caution. Les juges de l’immigration évaluent alors plusieurs critères, notamment les liens familiaux, la stabilité de l’emploi, la détention de biens, le respect des obligations fiscales ainsi que les antécédents de conformité aux procédures administratives, afin d’apprécier le risque de fuite.
Ces convocations constituent l’une des premières mesures concrètes observées dans l’Ohio depuis la fin du TPS pour les ressortissants haïtiens. Face à cette évolution, le Haitian Support Center et plusieurs organisations communautaires ont renforcé leur assistance juridique. Elles invitent les personnes recevant une lettre de convocation du DHS à consulter sans délai un avocat spécialisé avant toute démarche auprès des autorités fédérales.
JJJ / FcnHaiti
