Un collectif de la diaspora dénonce l’inaction du gouvernement sur la sécurité et la réouverture de l’aéroport international

Le mouvement de la diaspora haïtienne Nou Bouke a vivement critiqué, ce vendredi, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’accusant de ne pas avoir obtenu de résultats tangibles en matière de sécurité ni de réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture, cinq mois après son entrée en fonction.
Dans un communiqué, l’organisation affirme que l’exécutif, installé le 7 février 2026, n’est pas parvenu à reprendre le contrôle de la situation sécuritaire. Le collectif soutient que 26 groupes armés exerceraient leur emprise sur près de 90 % de Port-au-Prince et de ses environs. Il s’appuie également sur les dernières estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), selon lesquelles le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays atteint désormais 1,46 million, dont plus de 300 000 dans la région métropolitaine de la capitale.

Nou Bouke reproche en outre aux autorités de n’avoir toujours pas rouvert l’aéroport international Toussaint Louverture, malgré les nombreuses mobilisations organisées ces derniers mois par des associations de la diaspora, notamment en France. Le collectif estime que cette fermeture continue de pénaliser les Haïtiens vivant à l’étranger ainsi que les échanges avec le pays.
Le mouvement critique également l’accord aérien conclu en avril 2026 entre Haïti et la République dominicaine, permettant aux voyageurs haïtiens d’emprunter le territoire dominicain comme point de transit. Selon l’organisation, cette mesure engendre des coûts additionnels pour les passagers et ne saurait constituer une solution durable aux difficultés de transport aérien auxquelles le pays est confronté.
En conclusion, Nou Bouke appelle les organisations de la diaspora et les citoyens haïtiens établis à l’étranger à maintenir une mobilisation pacifique afin de réclamer une amélioration durable de la sécurité, la reprise des activités de l’aéroport international Toussaint Louverture et une prise en compte plus effective des préoccupations de la diaspora par les autorités haïtiennes.
JJJ / FcnHaiti
