Haïti : le PADEINHA accuse le gouvernement Alix Didier Fils-Aimé d’instrumentaliser le processus électoral

Le Parti Démocratique d’Intégration Haïtienne (PADEINHA) a vivement dénoncé ce week-end ce qu’il qualifie de “manœuvres politiques” orchestrées par le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé autour du processus électoral annoncé pour le mois d’août prochain. Dans une note de presse, la formation politique affirme que les autorités utilisent la perspective des élections comme un outil de propagande destiné à prolonger leur maintien au pouvoir et à justifier des dépenses publiques controversées.
Le parti dirigé par Jean Daniel Charles soutient que les conditions minimales nécessaires à l’organisation d’un scrutin « crédible, transparent et démocratique » ne sont pas réunies dans le pays. Selon PADEINHA, l’insécurité persistante, marquée par l’expansion des groupes armés, les enlèvements et les déplacements massifs de populations, rend impossible la tenue d’élections sérieuses dans le contexte actuel.

Bien que PADEINHA n’ait pas participé au processus d’enregistrement auprès du Conseil électoral Provisoire (CEP), la formation explique ce choix par l’absence, selon elle, d’une volonté politique réelle de résoudre la crise nationale avant toute consultation populaire. Le parti affirme néanmoins qu’il demeure de son devoir de dénoncer ce qu’il considère comme “une vaste opération de manipulation” visant à tromper la population haïtienne.
Dans sa note de presse, PADEINHA appelle les citoyens à demeurer vigilants face aux annonces répétées du gouvernement concernant l’organisation du scrutin. Le parti estime que les déclarations du chef du gouvernement ressemblent davantage à une stratégie politique destinée à maintenir l’exécutif en place qu’à une réelle volonté de rétablir l’ordre constitutionnel.
Le mouvement politique insiste également sur la nécessité de restaurer d’abord la sécurité nationale avant toute initiative électorale. “Si les autorités étaient sincèrement engagées dans un processus démocratique, elles prendraient prioritairement des mesures pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire”, affirme la note, évoquant la progression continue des violences armées et la détérioration des conditions de vie de milliers de familles déplacées.
JJJ / FcnHaiti

