Haïti : 1 243 morts, inquiétudes face aux frappes de drones dans des quartiers densément peuplés

L’Observatoire des droits humains appelé Human Rights Watch a publié, ce mercredi 10 mars 2026, un rapport détaillant les conséquences des opérations de drones menées par les forces de sécurité haïtiennes et des contractants privés. Entre le 1ᵉʳ mars 2025 et le 21 janvier 2026, 1 243 personnes ont été tuées et 738 blessées. Parmi les victimes figurent 17 enfants et 43 adultes sans lien avec des groupes armés.
Selon l’organisation, plusieurs frappes ont visé des zones densément peuplées de la région métropolitaine de Port-au-Prince, notamment Delmas, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, Pétion-Ville et le quartier de Simon Pelé. Dans certains cas, des civils ont été tués alors qu’ils ne représentaient aucune menace immédiate.

Le rapport indique que la frappe la plus meurtrière a fait 57 morts. En moyenne, chaque opération aurait causé entre huit et neuf victimes.
Human Rights Watch affirme également que ces drones, équipés d’explosifs, auraient été utilisés sans distinction claire entre membres de gangs et civils. L’organisation estime que certaines attaques pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires, interdites par le droit international.
L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités haïtiennes à instaurer une supervision plus stricte de ces opérations, à ouvrir des enquêtes indépendantes sur les incidents signalés et à garantir réparation aux familles des victimes.
Fact Checking News (FCN)

