Entre rupture et réforme, le CNO appelle à un nouveau cap et et met en cause la gouvernance passée

Le Congrès National Ouanaminthe (CNO) a réaffirmé, le vendredi 30 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Kinam, à Pétion-Ville, sa demande en faveur de la mise en place d’un exécutif bicéphale pour conduire la transition politique en Haïti. L’organisation en a également profiter pour dresser un bilan critique de la dernière transition.

Selon les dirigeants du CNO, la crise institutionnelle actuelle ne peut être résolue sans un cadre de gouvernance clair et partagé. Ils estiment qu’un exécutif biface permettrait de mieux répartir les responsabilités, d’éviter les blocages et de renforcer la légitimité des décisions prises durant la période de transition. Pour l’organisation, chaque retard dans la mise en place de ce mécanisme accroît les risques d’instabilité politique et sociale.
Le CNO reconnaît le rôle central du Conseil présidentiel de transition (CPT) et l’exhorte à prendre des mesures concrètes dans les plus brefs délais. Dans cette optique, le responsable politique de la structure, l’ingénieur Gourdet Fritz, a proposé la création d’une commission spéciale chargée de superviser l’ensemble du processus de passation de pouvoir. Cette commission aurait pour mission de coordonner les différentes étapes du transfert des responsabilités, d’assurer la transparence des décisions et de prévenir les conflits entre les acteurs impliqués.

Lors de cette rencontre, le Dr Frantz Large a également insisté sur la nécessité de remplacer le gouvernement en place et de revoir les priorités de l’action publique. Il a souligné que la transition politique ne saurait se limiter à un simple changement de leadership, mais doit s’accompagner d’investissements accrus dans le secteur social. Selon lui, le manque d’opportunités pour les jeunes et la précarité des populations vulnérables favorisent l’expansion des gangs armés et alimentent la spirale de la violence.
Pour le responsable du CNO, la réussite de la transition dépendra aussi de la capacité des autorités à instaurer un climat de confiance entre l’État et la population. Ils appellent à une communication plus transparente, à l’implication des organisations de la société civile et à l’adoption de mesures sociales urgentes pour répondre aux besoins les plus pressants.
En conclusion, Guiteau François, coordonnateur de la commission éthique du Congrès National Ouanaminthe, a annoncé une série de mobilisations dans les prochains jours. Ces actions visent à faire pression sur le CPT afin qu’il prenne des décisions rapides et structurantes pour garantir une transition politique stable, crédible et apaisée.
Fact Checking News (FCN)

