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Haïti/Sécurité : Washington annonce le déploiement de 7 500 hommes pour la FRG

Les États-Unis affirment avoir franchi un cap décisif dans la mobilisation internationale destinée à enrayer la spirale de la violence en Haïti. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé ce vendredi que Washington avait obtenu des promesses portant sur jusqu’à 7 500 agents de sécurité, dépassant ainsi l’objectif initial de 5 500 hommes envisagé pour la Force de répression des gangs (FRG).

« Nous recherchions 5 500 hommes. Nous avons déjà reçu des engagements allant jusqu’à 7 500 agents provenant de divers pays, et des donateurs se sont mobilisés pour financer cet effort », a déclaré Marco Rubio à la presse, soulignant l’ampleur du soutien international autour de cette nouvelle architecture sécuritaire.

Cette annonce intervient suite à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution instituant la FRG, appelée à succéder à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), déployée depuis quinze mois en Haïti. Largement jugée insuffisante, tant en effectifs qu’en moyens financiers, la MMAS n’est pas parvenue à contenir durablement l’emprise croissante des gangs armés.

Haïti/Sécurité : Washington annonce le déploiement de 7 500 hommes pour la FRG

Dans cette perspective, les États-Unis et le Canada ont organisé, le 9 décembre dernier, une conférence de donateurs à huis clos au siège des Nations unies. Selon un communiqué conjoint, 18 entités se sont engagées à fournir du personnel, des ressources matérielles et un appui technique à la future force. Cette dynamique vise à corriger les faiblesses structurelles qui ont entravé les précédentes initiatives internationales.

Initialement conduite par le Kenya, la mission multinationale déployée en juin 2024 peine toujours à endiguer la violence. Plusieurs groupes armés, désormais désignés par Washington comme organisations terroristes, continuent de défier l’autorité de l’État haïtien. Selon des observateurs, ces gangs sont en grande partie équipés d’armes illicites en provenance des États-Unis, un facteur aggravant du conflit.

La situation humanitaire demeure alarmante. Les gangs exercent un contrôle quasi total sur Port-au-Prince, aggravant une insécurité alimentaire déjà critique.

La coalition criminelle Viv ansanm a porté l’insécurité à un niveau sans précédent. Dans un récent rapport intitulé « Haïti : démanteler l’alliance meurtrière des gangs », l’International Crisis Group insiste sur la nécessité d’une approche globale : au-delà de l’action militaire, toute stratégie durable devra intégrer des mécanismes de démantèlement, de désengagement et de réinsertion des groupes armés.

Depuis 2022, les violences liées aux gangs ont causé la mort de plus de 16 000 personnes, selon des estimations concordantes. À l’heure où une nouvelle force internationale se dessine, la communauté internationale est désormais attendue sur sa capacité à traduire ces engagements en résultats tangibles pour une population haïtienne éprouvée par des années de crise sécuritaire et institutionnelle.

JJJ / FcnHaiti

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