Actualités

Lutte contre l’insécurité en Haïti : le Congrès américain vote une loi ciblant les gangs haïtiens et leurs soutiens

Le Congrès des États-Unis a adopté une loi visant à sanctionner les complicités entre gangs armés et élites haïtiennes. Intitulée Haiti Criminal Collusion Transparency Act, elle a été intégrée à la National Defense Authorization Act (NDAA) et devrait entrer en vigueur après sa promulgation par le président américain Donald Trump, rapporte le Miami Herald dans une publication datée du jeudi 18 décembre 2025, relayée en Haïti par Le Nouvelliste.

Ce texte impose au gouvernement américain d’ouvrir des enquêtes approfondies sur les membres des sphères politiques et économiques haïtiennes soupçonnés d’avoir collaboré avec des groupes criminels. Il prévoit également l’obligation de rendre compte de ces investigations au Congrès et d’appliquer des sanctions ciblées à l’encontre des personnes reconnues coupables de collusion.

Il s’agit de la seule législation majeure consacrée à Haïti adoptée par le Congrès américain en 2025, soulignant l’attention particulière portée par Washington à la crise sécuritaire et institutionnelle qui frappe Haïti. Le projet a été porté par le représentant démocrate Gregory Meeks, élu de New York et membre de haut rang de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, ainsi que par la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen du New Hampshire, figure influente de la commission des relations étrangères du Sénat. Le sénateur républicain de Floride Rick Scott en est également co-parrain, traduisant un rare consensus bipartisan sur le dossier haïtien.

Une fois promulguée, la loi exigera du secrétaire d’État américain la soumission, durant cinq années consécutives, d’une évaluation détaillée de l’ampleur et de la nature de la collusion criminelle en Haïti. Ces rapports devront identifier les gangs les plus puissants du pays et leurs dirigeants, mais aussi les responsables publics, actuels ou anciens, ainsi que les hommes d’affaires entretenant des liens directs et significatifs avec ces organisations. Le texte prévoit en outre une analyse des mécanismes par lesquels ces relations servent des intérêts privés au détriment de l’État de droit.

À travers cette initiative, les États-Unis entendent accroître la transparence, renforcer la reddition de comptes et exercer une pression accrue sur les réseaux qui, selon de nombreux observateurs, alimentent l’insécurité chronique et l’effondrement des institutions en Haïti.

JJJ / FcnHaiti

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page