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Rapport de l’ULCC: le RHAJAC réclame des poursuites immédiates contre Michel Martelly et consorts

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) appelle la justice haïtienne à agir sans délai après la publication d’un rapport accablant de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) mettant en cause l’ancien président Michel Joseph Martelly pour corruption et fausse déclaration de patrimoine.

Dans un rapport rendu public ce mardi 8 décembre, l’ULCC accuse l’ex-chef de l’État d’avoir falsifié sa déclaration de patrimoine en dissimulant des mouvements financiers liés à des biens meubles et immeubles. Ces faits, qualifiés de graves, sont susceptibles d’entraîner des poursuites pénales pour enrichissement illicite, conformément aux lois régissant la matière.

Tout l’entourage de Martelly également épinglé dans ce rapport

Rapport de l’ULCC: le RHAJAC réclame des poursuites immédiates contre Michel Martelly et consorts

Le document de l’ULCC ne se limite pas à la personne de l’ancien président. Plusieurs membres de son entourage proche sont également cités dans le rapport, notamment son épouse, Sophia Saint-Rémy Martelly, son fils Olivier Martelly, ainsi que Yves Joseph, dit «Tijo», Lionel Valbrun et Richemond Dérénoncourt. Selon le RHAJAC, ces personnes sont soupçonnées d’actes ayant sérieusement compromis les finances publiques et porté atteinte à l’intégrité de l’État.

Face à ce que l’organisation qualifie de «révélations d’une gravité exceptionnelle», le RHAJAC exige la saisine immédiate du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Fritz Patterson Dorval. Le réseau réclame également l’ouverture d’une enquête pénale exhaustive, la convocation urgente de toutes les personnes mises en cause, ainsi que la sécurisation immédiate des documents, comptes bancaires, transactions et avoirs susceptibles d’être liés aux faits dénoncés.

«Toute hésitation du parquet ne ferait que favoriser la disparition de preuves et renforcerait l’impunité au plus haut niveau de l’État», avertit le RHAJAC dans sa note de presse.

Encore un autre test majeur pour la justice haïtienne

Le réseau de journalistes demande la transmission sans délai du rapport de l’ULCC au parquet de Port-au-Prince afin de permettre l’engagement de l’action publique. Pour le RHAJAC, cette affaire représente un test décisif pour la justice haïtienne, longtemps accusée de passivité face aux faits de corruption impliquant d’anciens hauts responsables.

«Haïti réclame justice. L’ère où les anciens dirigeants échappaient systématiquement aux poursuites doit prendre fin», souligne l’organisation, estimant que ce dossier met en lumière l’ampleur de la corruption qui gangrène l’appareil d’État.

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