Le Groupe d’initiative pour la paix et la prospérité dénonce les dérives du CPT et exige sa démission

Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 5 décembre 2025, le Groupe d’initiative pour la paix et la prospérité (GIPP) a vivement dénoncé les dérives du Conseil présidentiel de transition (CPT), qu’il accuse d’avoir violé de manière systématique les droits fondamentaux du peuple haïtien. Selon l’organisation, les conditions de vie se sont tellement dégradées, que le territoire national s’apparente désormais à une vaste prison à ciel ouvert, où les citoyens vivent dans la peur, privés de protection et de perspectives.
Le GIPP à travers la voix de son secrétaire, Jean Elysé Céliscar, secrétaire n’a pas mâché ses mots. Selon M. Celiscar, le CPT, au lieu de créer un environnement favorable au retour à l’ordre démocratique, a aggravé la situation en échouant à assurer les droits de base de la population: droit au travail, droit au logement, liberté de circuler, de s’exprimer et de mener une vie digne. Cette défaillance, selon les responsables du groupe, est la preuve d’une incapacité structurelle à diriger, mais aussi d’un éloignement total des promesses faites au peuple haïtien lors de l’installation du Conseil.

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Dans son intervention, le secrétaire du GIPP souligne que la montée de l’insécurité, l’expansion des groupes armés et la multiplication des actes criminels sont les conséquences directes de l’inaction, de l’improvisation et du manque de vision du CPT. L’organisation affirme que des otages sont exécutés chaque jour par des bandes criminelles, et que la population, prise au piège, n’a plus aucune protection institutionnelle. « La société haïtienne est aujourd’hui menacée d’effondrement », déclare le GIPP, insistant sur l’urgence de mesures concrètes et d’une véritable refondation de l’État.
Pour le Groupe d’initiative pour la paix et la prospérité, le Conseil présidentiel de transition a non seulement perdu le contrôle du pays, mais il a également perdu sa légitimité morale et politique. L’organisation estime que, par action ou par omission, les dirigeants actuels ont contribué à la désintégration de l’État qu’ils étaient censés restaurer. Selon eux, le CPT n’est plus en mesure d’assurer les conditions minimales nécessaires à l’organisation d’élections générales libres, transparentes et crédibles.

Exigence de départ avant le 7 février 2026
Face à ce constat alarmant, le GIPP affirme qu’il est impératif que le CPT plie bagage avant le 7 février 2026. L’organisation considère cette date comme une échéance incontournable pour éviter que la crise politique et sécuritaire ne plonge définitivement le pays dans l’irréparable.
Pour faire pression sur les autorités, le GIPP annonce une vaste campagne de désobéissance civile qui sera décrétée sur tout le territoire national à partir de janvier 2026 et se poursuivra jusqu’au 7 février. Cette initiative, selon le groupe, vise à mobiliser la population autour d’un même objectif: obtenir la démission du CPT et ouvrir la voie à une transition plus légitime, et plus efficace.
Création d’un fonds pour la paix et la prospérité
Par ailleurs, l’organisation propose la création d’un Fonds pour la paix et la prospérité, qui serait géré exclusivement par des acteurs de la société civile. Ce fonds souligne-t-il, aurait pour mission de soutenir les populations les plus vulnérables, de financer des initiatives communautaires de paix et de fournir une assistance aux citoyens laissés pour compte. Pour le GIPP, il s’agit d’un outil essentiel pour reconstruire la confiance et renforcer la solidarité nationale, dans un contexte où les institutions officielles ont failli à leur mission.
Un appel patriotique pour sauver la nation
Quant au Dr Mackendy Jacques, coordonnateur du Groupe de réflexion et d’action (GRA), une entité rattachée au GIPP, son intervention s’est articulée autour de la présentation du rôle et de la mission de cette structure. Il a rappelé que le Groupe de réflexion et d’action, œuvre à la formulation et à la mise en œuvre d’une politique scientifique et technique adaptée aux besoins du peuple haïtien, dans l’objectif d’accompagner la reconstruction d’un État moderne, efficace et souverain.

Selon lui, Haïti, première nation noire indépendante, fait face aujourd’hui à l’un des plus grands dangers de son histoire. L’État-nation, affirme-t-il, risque un effondrement total si rien n’est fait pour renverser la tendance. Pour éviter la descente aux enfers, Dr Jacques appelle l’ensemble des forces vives de la nation à s’unir dans un effort commun pour sauver le pays de la dérive actuelle. Selon le groupe, seul un sursaut collectif permettra d’ouvrir une nouvelle page de stabilité, de justice et de paix durable.
« La mise en commun des compétences et des forces vives est indispensable pour restaurer la souveraineté, la dignité nationale et refonder la nation sur des bases durables, équilibrées et bénéfiques à l’ensemble de la population », ont conclu les responsables en marge de cette conférence.

