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150 militaires guatémaltèques en préparation pour la nouvelle mission anti-gangs en Haïti

Le Guatemala s’apprête à renforcer sa contribution aux efforts internationaux visant à stabiliser Haïti, plongée dans une crise sécuritaire sans précédent. Un contingent de 150 jeunes militaires guatémaltèques, âgés de 18 à 22 ans, est actuellement en formation à la caserne Mariscal Zavala, dans la capitale, en vue d’intégrer la Force de répression des gangs (FRG), a confié le colonel Luis Alfredo Sáenz à l’AFP.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Guatemala au sein de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS), dont le mandat s’est récemment achevé. La FRG, structure appelée à lui succéder, a été proposée par les États-Unis et le Panama et validée par le Conseil de sécurité des Nations unies il y a une semaine. Elle vise à renforcer les capacités des forces haïtiennes dans leur lutte contre les groupes armés qui contrôlent une grande partie de la capitale.

Selon les médias locaux RC Noticias et News On Demand, ces jeunes soldats guatémaltèques suivent déjà des entraînements intensifs, incluant des exercices de combat rapproché et des simulations de maintien de l’ordre, en prévision d’un éventuel déploiement en Haïti.

150 militaires guatémaltèques en préparation pour la nouvelle mission anti-gangs en Haïti

«Nous nous concentrons sur la formation de notre unité de pré-déploiement pour soutenir la stabilisation en Haïti. Cela démontre notre engagement en tant que policiers militaires à être des ambassadeurs en uniforme, des gardiens de la paix et des soldats d’espoir pour le peuple haïtien», a déclaré le colonel Sáenz.

Bien que les Nations unies n’aient pas encore officiellement sollicité une augmentation du contingent guatémaltèque, le pays d’Amérique centrale affirme vouloir se tenir prêt à répondre à tout appel.

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement tendu en Haïti, où la coalition de gangs « Viv Ansanm » étend son emprise sur près de 80 % de Port-au-Prince, multipliant les attaques contre les civils et les infrastructures. Pour la communauté internationale, la mise en place de la Force de répression des gangs représente une tentative renouvelée de restaurer l’ordre et de soutenir les institutions haïtiennes en déroute.

JJJ / FcnHaiti

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