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Ministre Dévalis Octavius : vers une justice ou une cabale politique ?


Alors que la ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, Niola Lynn Sarah Dévalis Octavius, est convoquée ce mardi 5 août 2025 par l’ULCC, ses proches dénoncent une offensive précipitée aux allures de persécution politique. Derrière l’enquête, se profilerait une instrumentalisation des institutions à des fins partisanes.

Port-au-Prince, le 5 août 2025 –
La ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), Niola Lynn Sarah Dévalis Octavius, doit répondre ce mardi aux questions de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Cette convocation intervient après plusieurs semaines d’intenses pressions médiatiques et d’actions judiciaires jugées excessives par son entourage.

Une avalanche de procédures et un ministère paralysé
Tout commence à la suite de la publication partielle d’un rapport par l’organisation Ensemble Contre la Corruption (ECC). Ce document, non encore officialisé, a déclenché une série de mesures : perquisition au MJSAC, mise sous scellés d’un coffre-fort contenant documents et liquidités, et convocation expresse de la ministre.

Ministre Dévalis Octavius : vers une justice ou une cabale politique ?

« Ce rapport n’est pas une initiative citoyenne neutre, mais un outil commandité pour éliminer un adversaire politique », affirme un cadre du ministère, qui s’interroge sur les intentions réelles de cette organisation.

La situation administrative s’en trouve profondément affectée. Le rapport final sur la fête du Drapeau, événement majeur de la République, accuse un retard de plusieurs semaines, les documents nécessaires étant inaccessibles depuis la mise sous scellés.

La justice sous pression ?
De nombreux observateurs dénoncent la précipitation des autorités de contrôle, qu’ils estiment « alignée » sur un agenda médiatique.

« Depuis un mois, c’est un procès public mené à coups de tweets, de fuites orchestrées et d’extraits tronqués. La justice ne peut être rendue dans la presse », s’indigne un membre du cabinet de la ministre.

Dans certains milieux politiques, on parle déjà d’assassinat de caractère, de campagne organisée pour nuire à la ministre, jugée influente et indépendante. Plusieurs soutiens pointent du doigt une volonté claire de neutralisation politique, utilisant la voie judiciaire comme levier.

Appel à la retenue et respect des procédures
Face à cette escalade, les proches de la ministre appellent les institutions à la retenue et à la rigueur. Tout en affirmant leur ouverture à toute enquête conforme aux règles, ils s’élèvent contre ce qu’ils qualifient d’acharnement déguisé.

« Que l’ULCC ne suive ni la haine, ni l’empressement de ceux qui ont intérêt à écarter la ministre. Ce ministère a besoin de justice, pas de cabale », plaide un sympathisant.

Le message est clair : il ne s’agit pas de fuir les responsabilités, mais d’exiger que les principes de droit, la présomption d’innocence et la transparence procédurale soient respectés.

Une affaire à suivre, avec prudence
À l’heure où les institutions sont scrutées, la gestion de ce dossier devient un test de crédibilité pour la justice haïtienne. Le sort de la ministre Dévalis Octavius ne devrait pas être tranché dans les couloirs de l’opinion, mais selon les règles établies par la République.

Publié par FcnHaiti

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