Renforcement de la sécurité en Haïti : L’État haïtien engage une compagnie de sécurité étrangère

Le Président du Conseil de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a annoncé l’engagement d’une société de sécurité privée internationale. Cette initiative vise à soutenir les forces de l’ordre haïtiennes, considérées désormais comme insuffisantes face à la gravité de la situation sécuritaire actuelle.
Lors d’un entretien avec un panel de journalistes locaux, Monsieur Jean a spécifié que ce partenariat avec une entreprise étrangère était crucial pour renforcer les compétences opérationnelles des agents de sécurité nationaux, face à des défis qui dépassent leurs capacités individuelles. Bien que le Président n’ait pas divulgué le nom de la société retenue ni le montant du contrat, des sources laissent entendre que la firme américaine « Blackwater » est impliquée, avec un contrat avoisinant les 44 millions de dollars, en vigueur depuis mars 2025.
Dans ses déclarations, Fritz Alphonse Jean a mis en exergue l’extrême gravité des violences auxquelles le pays fait face, affirmant : « Nous sommes dans une situation de violences armées extrêmes où les forces de l’ordre ne peuvent, en aucun cas, résoudre la crise à elles seules. » Cette reconnaissance de la nécessité d’un soutien externe souligne l’ampleur de la crise pluridimensionnelle que vit le pays.
Le Président a également souligné que le gouvernement, par l’intermédiaire du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, gère les détails du contrat, insistant sur le fait qu’il n’était pas fondamentalement impliqué dans les termes du partenariat, lequel fait partie d’une stratégie plus large de lutte contre la criminalité.
Abordant la question des drones kamikazes, utiles dans les opérations anti-gangs, Fritz Alphonse Jean a reconnu des lacunes au niveau de la coordination entre les différents acteurs gouvernementaux, notamment entre la Primature et la Police nationale. Il a manifesté des préoccupations quant à l’absence de cohésion, ce qui nuit non seulement à l’efficacité des opérations, mais également à l’image du pays sur la scène internationale.
Il a insisté sur le fait que tous les financements destinés à l’achat de matériel proviennent des fonds publics, précisant que l’argent mobilisé est le résultat des contributions fiscales des citoyens haïtiens. « Les drones n’appartiennent donc pas à une équipe ni à un individu. Leur utilisation doit contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire, au bénéfice du bien-être collectif », a-t-il déclaré avec fermeté.
Enfin, dans un rejet catégorique de l’idée d’un dialogue avec les groupes armés, Fritz Alphonse Jean a affirmé que le CPT ne négocierait pas avec des terroristes responsables de crimes horribles, appelant à considérer l’avis des victimes avant d’initier toute forme de dialogue. « Nous ne dialoguons pas avec les terroristes qui violent les femmes et les filles », a-t-il clémentement conclu, insistant sur le besoin de rétablir l’ordre sans compromis avec ceux qui mettent en péril la société.
Cette déclaration s’inscrit dans une volonté de restaurer la sécurité et la paix en Haïti, face à des défis qui ne cessent de croître et menacent la stabilité du pays.
FcnHaïti

