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Haïti/Corruption: Le RNDDH réclame l’exclusion des conseillers du CPT Cités dans l’affaire BNC

Le dossier de corruption à la BNC refait surface dans l’actualité à travers le scandale qui touche la Banque Nationale de Crédit (BNC). Dans ce contexte, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a pris l’initiative d’appeler le président du Conseil présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, à procéder à l’exclusion de trois conseillers présidents, tous accusés de corruption dans le cadre de ce dossier. Parmi ces personnalités, Emmanuel Vertilaire se distingue par des accusations particulièrement graves, visant son rôle dans des manipulations judiciaires.

Les allégations de corruption posent un véritable défi à la crédibilité du CPT. Selon le RNDDH, Emmanuel Vertilaire est décrit comme étant impliqué dans des pratiques inacceptables, telles que des abus de fonction et des sollicitations de pots-de-vin. De manière plus alarmante, il est également dénoncé pour avoir tenté d’influencer le système judiciaire en organisant des rencontres avec des membres du personnel judiciaire, afin de biaiser les procédures en cours.

Il convient de souligner que ces actions, pour le RNDDH, non seulement portent atteinte à l’intégrité du CPT, mais compromettent également son principal objectif, à savoir rétablir la sécurité, réformer la Constitution et organiser des élections libres et transparentes. Dans ce cadre, la présence de ces conseillers corrompus semble incompatible avec les valeurs de justice et d’équité que le Conseil prétend défendre.

Haïti/Corruption: Le RNDDH réclame l’exclusion des conseillers du CPT Cités dans l'affaire BNC

Face à cette situation préoccupante, Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH, a formulé des demandes spécifiques en faveur d’actions rapides et efficaces. L’organisation exhorte le président du CPT à retirer immédiatement les fonctions officielles des trois conseillers incriminés, en attendant que la justice puisse éclaircir leur responsabilité à l’égard de ces accusations. Une attention particulière est portée sur Emmanuel Vertilaire, qu’il conviendrait de décharger de toute responsabilité quant aux affaires judiciaires traitées par le CPT, afin de préserver l’intégrité de l’institution.

Il est aussi important de noter que ces conseillers ont rejeté les convocations des juges chargés d’instruire l’affaire, invoquant leur immunité présidentielle. Cette situation a conduit à l’annulation des mandats de comparution émis à leur encontre par la cour d’appel. Cette machination alimente ainsi les doutes quant à la transparence de la lutte contre l’impunité au sein du gouvernement haïtien.

Cette affaire de corruption survient dans un climat politique déjà saturé de turbulences et de méfiance. Elle renforce les préoccupations de la société civile, qui réclame des mesures concrètes et efficaces pour contrer la corruption et l’impunité qui minent les fondements mêmes des institutions démocratiques en Haïti. Ainsi, il est impératif que la lumière soit faite sur cette affaire, afin de restaurer la confiance du public envers les instances décisionnelles, et de rendre l’État haïtien véritablement responsable de ses actes.

Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

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