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Drame à l’Hôpital Général: Une Réouverture ratée Sombre et ensanglantée

La tant attendue réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti, annoncée ce mardi par le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr. Duckenson Lorthe Blema, a tourné au drame. Une violente fusillade, survenue à l’intérieur de l’établissement et dans ses alentours immédiats, a coûté la vie à un policier et blessé plusieurs autres individus, parmi lesquels des membres de la presse.

Les témoins décrivent des scènes de chaos. Des membres de la coalition viv ansanm, qui sévissent depuis longtemps dans la région, ont ouvert le feu sans avertissement, plongeant l’hôpital et ses environs dans une panique indescriptible.

Au moins une dizaine de personnes, dont sept journalistes parmi ceux qui étaient venus couvrir ce moment censé symboliser un nouveau départ pour le plus grand centre hospitalier du pays, ont été grièvement blessées par balles. Nous avons perdu deux de nos confrères dans ce drame.

Drame à l’Hôpital Général: Une Réouverture ratée Sombre et ensanglantée

L’Hôpital Général, qui avait été fermé pendant plusieurs mois à cause des violences incessantes des groupes armés, devait rouvrir pour rétablir l’accès aux soins pour une population déjà durement touchée. Cependant, cette attaque souligne la gravité de la crise sécuritaire à Port-au-Prince et la vulnérabilité des civils, même dans des espaces censés être des refuges, comme les hôpitaux.

Cet incident soulève des questions pressantes: Comment une telle attaque a-t-elle pu se produire lors d’une réouverture aussi médiatisée? Les autorités avaient-elles effectivement pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des lieux et des personnes présentes? Selon certaines sources, la police nationale n’était même pas informée de cette visite officielle.

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«Le gouvernement est incapable de protéger ses citoyens, même dans les hôpitaux. C’est une honte», s’est exclamé un résident indigné.

Pour de nombreux observateurs, cette tragédie met en lumière l’écart flagrant entre les annonces officielles et la réalité sur le terrain. Les travailleurs de la presse, invités par le ministère pour couvrir cet événement, sont devenus des victimes, illustrant ainsi l’échec manifeste des dispositifs de sécurité.

En cette veille de Noël, l’Hôpital Général, censé incarner un lieu de soins et d’espoir, s’est tragiquement transformé en symbole d’un pays en proie au chaos et à l’abandon, une hécatombe.

Jean Joceler JEAN
FcnHaiti

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