L’embouteillage, nouvelle galère des citadins

Circuler à librement dans la capitale haïtienne est devenu un véritable calvaire pour les citadins. En raison de l’escalade de violence qui prévaut dans des axes stratégiques tels que Solino, Nazon, Delmas 24, Delmas 30, Route de l’aéroport entre autres, tous les citoyens sont obligés d’emprunter les mêmes routes.
Des routes alternatives telles Delmas 40B, Delmas 60, Musseau et l’autoroute de Delmas sont au quotidien saturées. Les embouteillages sont à leur comble ce qui complique davantage le déplacement à Port-au-Prince. Car traverser certains quartiers et trouver des itinéraires alternatifs contrôlés par les bandits armés est un risque car même les autorités ne peuvent s’offrir ce luxe.
Que ce soit les automobilistes et les transports en commun voir pietonnne, personne n’est épargné des bochons de Port-au-Prince. Certains chauffeurs, notamment ceux de taxi- motos et de tap-tap se plaignent de cette situation, car en raison des longues files d’attente au cours des trajets, ils ne peuvent pas fonctionner comme à l’accoutumée et économiquement c’est une grande perte.
Les axes routiers sont contrôlés par les gangs, circuler entre Port-au-Prince, Delmas et Pétion-Ville devient frustrant, surtout aux heures de pointe. Les embouteillages monstres peuvent provoquer des accidents de circulation, des scènes d’énervement et de longs retards au travail et les écoliers paient aussi le lourd tribu de l’irresponsabilité de l’État.
FCN-HAÏTI
