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Fête des enfants: le KPTSL appelle l’État à prendre en considération les cas des enfants d’Haïti

À l’occasion du jour de l’enfance, le 9 juin 2024, le » Komite Pwoteksyon Timoun Site Letènel (KPTSL) » sensibilise l’État à se pencher considérablement sur le cas des enfants surtout ceux des rues ou des quartiers défavorisés qui, selon lui, est le socle de la crise sociétale dont nous vivons.

« Nous faisons appel à l’État à travers ses institutions spécialisées dans la prise en charge des enfants pour se pencher sur la problématique des enfants enrôlés dans les groupes armés. Un travail qui doit s’effectuer en collaboration avec des: psychologues, travailleurs sociaux, communicateurs et d’autres spécialistes et professionnels des sciences humaines », a fait savoir le secrétaire général l’organisation, M Camille Emmanuel.

Selon le Secrétaire général du KPTSL, la crise que connaît le pays, s’abat en grande partie sur les enfants. Car,  » elle leur prive du droit : à l’éducation, au loisir, à l’affection de leurs parents, à l’alimentation nécessaire à leur développement physique et psychique etc …

Fête des enfants: le KPTSL appelle l'État à prendre en considération les cas des enfants d'Haïti

Cependant, il tient à préciser que le pire constat est l’enrôlement des enfants dans les gangs armés où des organisations internationales telles que: Saveur the Children, UNICEF et LE HAUT COMMISSARIAT AUX DROITS DE L’HOMME DIRIGÉ PAR Arnauld AUGUSTE ROYER ont fait savoir que la moitié des membres des groupes armés sont des enfants.

Par ailleurs, le KPTSL a ramené sur le tapis l’éventuelle venue de la force multinationale qui pourrait faire plus de tort aux enfants que de biens. « Il faut penser à traiter les enfants comme des victimes et des êtres humains fragiles ».

Par conséquent, un appel a été lancé aux bailleurs de fonds internationaux à financer des programmes d’insertion au profit des enfants et les jeunes moins de 24 ans engagés dans les groupes armés.

Parallèlement, l’organisation a abordé la situation des femmes victimes dans cette conjoncture s’appuyant au fait que 67 personnes en particulier des femmes victimes de VBG, des blessés par balles et des personnes déplacées qui ont reçu une assistance financière pour des suivis médicaux et autres.

En conclusion, le KPTSL réclame une assistance pour la population vulnérable.

Rogena Midy

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