
Dans les prisons civiles du pays, nombreux sont les cas de décès des détenus depuis bien des semaines. La situation de pays lock, la crise de carburant entre autres ont servi d’obstacles pour approvisionner les prisons en nourriture et médicaments. Au pénitencier national, selon les premières informations plus de 23 prisonniers seraient morts de la diarrhée, de la faim et de la misère Le bureau d’Assistance Juridique Aux Personnes Vulnérables BAJAPVU fait mention de 16 cas qui sont morts du choléra entre 6 et 7 octobre 2022. Cette situation macabre indigne les membres de cette structure juridico-sociale qui lance un appel aux autorités du pays en vue de répondre aux besoins des détenus et résoudre la question de détention préventive prolongée dans le pays.




La situation des détenus et décès de ceux qui sont morts au pénitencier national. ( entre 6 et 8 octobre 2022)
Le Bureau d’Assistance Juridique Aux Personnes Vulnérables BAJAPVU a critiqué sévèrement le comportement des dirigeants haïtiens, les autorités judiciaires en particulier qui ne cessent de laisser grandir le nombre de détenus au niveau des prisons civiles sans passer par devant leur juge naturel. Pourtant ces prisonniers meurent de faim, des conditions de santé précaires, entre autres. L’heure est grave. Le Bureau exprime ses préoccupations face à la situation dégradante des détenus et lance un cri d’alarme aux autorités compétentes afin de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’apporter une solution urgente en faveur les détenus, lit-on sur le compte Twitter dudit bureau.

Dans des tweet récemment publiés, le BAJAPVU a mis l’accent sur l’insalubrité, l’absence des services sociaux de base dans les prisons qui seraient à la base des décès de ces détenus. Ce bureau a déjà recensé environ 15 morts au pénitencier national le jeudi 6 octobre dernier pourtant le nombre vient d’être augmenté dans moins de 24.

BAJAPVU constate une fois de plus que les droits fondamentaux des prisonniers ne cessent d’être foulés au pieds en Haïti. Il demande au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) d’instituer une cellule d’urgence traitant les aspects sanitaires dans les différents centres carcéraux du pays, plus particulièrement au pénitencier national, afin d’éviter plus de cas de mortalité via le choléra.
Joint au téléphone, le vice-président du BAJAPVU, Me Abner Coeurcimus réaffirme la détermination et la volonté de son Bureau de défense de droits humains pour faire respecter les droits de tout un chacun notamment ceux des détenus. » Il est grand temps de respecter et faire respecter nos droits et les lois de la République », a-il conclu.
FCNHAÏTI

