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3ème circonscription/Banditisme: les portes des écoles restent toujours fermées pour l’année scolaire 2022-2023 à Martissant

Un an après l’installation magistrale des groupes armés dans la 3eme circonscription de Port-au-Prince, les établissements scolaires restent toujours avec leurs portes verrouillées. Cette situation infrahumaine préoccupe non seulement les directeurs d’écoles de la zone, mais aussi des parents déplacés, des leaders communautaires et des jeunes universitaires, selon le président de la structure sociale dénommée C.LUC65, Stanley Jean Julien qui a intervenu sur les ondes de la Radio Télé Caraïbes ce jeudi 18 Aout 2022.

L’insécurité généralisée qui ronge la population n’est pas sans conséquence sur la réouverture des classes dans différentes régions d’Haïti comme Martissant, Fontamara, Bail’Air, entre autres. Les parents de ces quartiers ne savent à quel saint se vouer pour envoyer leurs enfants à l’école cette année.

M. Stanley Jean Julien, le numéro 1 de C.LUC65 qui depuis des années devient le porte-parole des habitants de la 3ème circonscription de Port-au-Prince, avec des larmes aux yeux, lance un appel au gouvernement de prendre incessamment toutes les mesures nécessaires permettant de déloger les foyers de gangs à Martissant et favoriser le retour des familles ayant laissé leurs maisons depuis une année.

Nous ne pouvons pas accepter le saupoudrage dans la réouverture des classes à Martissant. Il est de la démagogie scolaire de la part des autorités impliquant le ministre Nesmy Manigat pour lui que j’ai assez de respect », a déclaré M. Jean Julien.

L’un des directeurs d’écoles de Martissant, Me Boisrond se plaint également pour l’avenir de cette zone et ses établissements scolaires. Il en a profité pour demander au ministre Manigat de prendre en charge les dossiers des écoles faisant partie du programme PSUGO en vue de répondre aux besoins des enseignants en situation de crise depuis des mois.

À environ de 18 jours de la réouverture des classes en Haïti, la situation socio-politique et économique reste complexe pour les familles. La crise de carburant, la cherté de la vie, l’insécurité, le chômage pour ne citer que ceux-là prennent la population en otage sous les yeux des dirigeants « manfouben ». À la fin de ces crises?

FCNHAÏTI

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