« Nou pap konplis » exprime ses préoccupations face à la venue de la force multinationale avec le Kenya à sa tête

Le groupe « Nou pap konplis » maintient sa position ferme contre la mission internationale dirigée par le Kenya en Haïti. Il dit Prendre note de la résolution 2699 qui a été adoptée le 2 octobre 2023, lors d’une réunion spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui était basée spécialement sur l’envoie d’une force multinationale en Haïti, peut-on lire dans une note publiée le jeudi 5 octobre.
Ricardo Fleuridor, porte-parole de « Nou pap konplis », appelle le gouvernement et les États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies à exiger une feuille de route détaillée concernant la mission de cette force internationale. Selon M. Fleuridor, seule une communication franche et sincère entre toutes les parties peut contribuer de manière durable à la résolution de la crise actuelle en Haïti.
Cette organisation en profite pour rappeler aux membres des Nations Unies via le BINUH que les haïtiens gardent un très mauvais souvenir de la dernière force internationale qui avait été déployée sur le territoire national. Et ils n’espèrent pas revivre les blessures du passé des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), présente de 2004 à 2017, une mission qui avait en effet apporté le choléra, entraîné une épidémie ayant fait plus de 10 000 morts sans compter divers cas d’abus sexuels et de vols.
» Nou Pap Konplis ne va pas donner carte blanche à cette mission multinationale, surtout à la force Kenyane qui est reprochée par l’opposition de son pays et des organismes internationaux de défense des droits humains comme d’être à l’origine des dizaines de cas de violation flagrante des droits de l’homme lors des dernières manifestations au Kenya », rapporte la note
Nou Pap Konplis veut rappeler aux membres de la communauté internationale l’histoire profondément troublante d’abus et d’impunité associés aux interventions multinationales ou étrangères dans le passé en Haïti. Ces interventions n’ont pas eu de mécanismes de responsabilisation pour l’usage excessif de la force et ont été témoin d’un large éventail d’abus, y compris l’exploitation sexuelle.
Nou Pap Konplis croit qu’il est essentiel que le gouvernement d’Ariel Henry travaille avec les États membres de l’ONU, les organisations de défense des droits de l’homme et les citoyens afin d’exiger des paramètres clairs, obligatoires et exécutoires qui doivent détailler les mesures opérationnelles et de surveillance empêchant l’usage illégal de la force, la négligence qui peuvent causer des dommages aux populations civiles et d’autres abus avant le déploiement de la mission multinationale de soutien à la sécurité dans le pays.
Selon le communiqué, la structure sociopolitique, Nou Pap Konplis, croit que sans une volonté politique manifeste de la part de différents acteurs pour trouver une entente nationale, aucune force étrangère ne peut donner les résultats souhaités par la population.
« Nou devons faire un dépassement de soi et en même temps faire un appel aux filles et aux fils du pays qui ont une compétence avérée dans la politique internationale et la diplomatie internationale pour s’assoir sur la feuille de route de la mission multinationale afin de ne pas répéter les mêmes erreurs du passé », lit-on dans la note. Il faut une volonté politique manifeste de la part de différents acteurs pour trouver une entente nationale, car aucune force étrangère ne peut donner les résultats souhaités par la population, conclu Nou pap Konplis.
Arnold Junior PIERRE
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