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Haïti : Les enfants déplacés de Martissant n’ont pas encore repris le chemin de l’école

Port-au-Prince, le 8 octobre 2021.- Au moment où tous les regards sont tournés vers la crise migratoire haïtienne et le séisme qui a dévasté le grand Sud, plus de trois semaines après l’ouverture des classes pour l’année académique 2021-2022 ,les enfants déplacés semblent être oubliés par le gouvernement et par les acteurs humanitaires. Aucune disposition n’a été prise, par le gouvernement, pour garantir les droits d’accès à l’éducation des enfants déplacés de Martissant.


Pendant que la rentrée scolaire se fait timidement dans les zones affectées par le séisme du 14 août, les quartiers de Martissant, restent isolés et dangereux, plus de quatre mois après les affrontements. Des établissements scolaires, des entreprises commerciales et d’autres institutions ont dû fermer leurs portes à cause du règne de l’insécurité. Les gangs armés qui ont pris en otage les quartiers occupent jusqu’à aujourd’hui, les maisons de la population, qui s’était réfugiée chez des proches et dans des espaces publics.


La Fondation rappelle que ces derniers mois, plus de 5 000 enfants dont plus de 600 sont logés au Centre Sportif de Carrefour, ont été contraints d’abandonner leurs maisons et sont en fuite dans l’attente désespérée de pouvoir rentrer chez eux. Ces enfants déplacés en raison des affrontements armés, entre gangs rivaux sont privés des services de base et risquent d’être exposés à la violence, à l’exploitation, aux abus et à la traite.

Haïti : Les enfants déplacés de Martissant n’ont pas encore repris le chemin de l’école


La Fondation Pain d’Espoir insiste sur les conditions difficiles et inconfortables dans lesquelles vivent les enfants dans les camps de déplacés. Elle invite les autorités à se pencher sur la situation de tous les enfants déplacés notamment ceux de Martissant, de Tabarre Issa, de Saint Yves et de Delmas 103; et à rétablir l’ordre et la sécurité, afin de permettre aux gens de regagner en toute confiance leur domicile ; et aux enfants de retourner à l’école.
Interpellée par cette situation, la Fondation Pain d’Espoir recommande aux autorités de prendre des mesures concrètes pour répondre aux besoins sécuritaires et éducatifs des enfants déplacés, conformément à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et les articles 28 et 29,1 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

A propos
Fondation Pain d’Espoir (FPDE) est un organisme de défense et de promotion des droits de l’enfant dont la mission est de contribuer à la mise en œuvre des droits des enfants en situation de vulnérabilité par l’éducation et le développement en Haïti.

Contact
Jonathan RENE
Secrétaire
Téléphone : +509 3757 2412
[email protected]

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