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France/Manifestations : les rues s’embrasent, les commerces succombent à une nouvelle vague de pillages

La France a été secouée, les 17 et 18 octobre 2026, par une nouvelle vague de violences, marquée par des pillages, des dégradations et des incendies dans plusieurs grandes villes, au lendemain des mobilisations du 17 octobre. À Paris, Lyon et Marseille, notamment, des commerces ont été pris pour cible malgré l’intervention des forces de l’ordre, tandis que les autorités tentent de contenir les débordements.

La tension est montée d’un cran dans plusieurs agglomérations françaises, où des individus ont investi des magasins, des supermarchés et des boutiques, emportant diverses marchandises. Des enseignes connues, notamment Monoprix, H&M, Darty et SFR, figurent parmi les établissements visés dans la capitale. Des images diffusées en direct sur les réseaux sociaux, dont TikTok, Snapchat et Instagram, ont montré des scènes de pillage qui ont rapidement alimenté l’inquiétude.

À Paris, le bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, fait état d’au moins 350 interpellations au cours de la journée de dimanche et de la nuit suivante. Malgré le déploiement des forces de l’ordre, des individus continuaient de provoquer des troubles dans le secteur de Châtelet-les-Halles après 23 heures. Selon le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, une trentaine de commerces supplémentaires ont été pillés durant cette nouvelle séquence de violences.

France/Manifestations : les rues s’embrasent, les commerces succombent à une nouvelle vague de pillages

À Lyon, la situation a également été marquée par d’importantes dégradations. Des magasins de sport, notamment Nike et JD, ont été dévalisés, tandis que plusieurs vitrines ont été brisées et des rideaux métalliques arrachés dans différents secteurs de la ville. Au lendemain de ces incidents, le maire, Grégory Doucet, a indiqué que les équipes municipales s’employaient à nettoyer les rues et à réparer les dégâts. Il a, par ailleurs, plaidé en faveur de mesures préventives répondant aux revendications exprimées par les manifestants, estimant que la réponse ne devait pas se limiter aux dispositifs répressifs.

À Marseille, où des violences ont également été signalées, le ministre de l’Intérieur est attendu pour suivre l’évolution de la situation. Sa démission, présentée à Emmanuel Macron dans le contexte de cette crise, a été refusée par le président français, selon les informations rapportées.

Face à cette succession de débordements, l’Association des maires de France (AMF) a appelé à des rassemblements devant les mairies à partir de midi, afin de dénoncer les attaques contre les institutions démocratiques. Dans un communiqué, l’organisation a condamné les actes de vandalisme et les agressions, jugeant leur violence inacceptable.

Cette nouvelle nuit de pillages intervient dans un climat de tensions consécutif aux manifestations du 17 octobre. Alors que les autorités doivent faire face aux conséquences matérielles de ces violences et rétablir le calme, les appels se multiplient pour concilier maintien de l’ordre, protection des biens publics et privés et prise en compte des revendications exprimées dans la rue.

FCN/Haïti

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