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Massacre à Kenscoff: les cris de douleur de Saint Hilaire Saint Victor, un fils de la commune

Profondément marqué par le dernier massacre perpétré dans la commune de Kenscoff, Saint Hilaire Saint Victor, fils natif de cette région et ancien candidat à la députation lors des élections de 2010, lance un cri de cœur face à l’ampleur du drame. Entre douleur, indignation et incompréhension, il dénonce l’abandon de la population par l’État et appelle à une réponse urgente pour sauver Kenscoff d’une tragédie annoncée.

Le dernier carnage enregistré à Kenscoff ne laisse pas indifférent ceux qui ont grandi dans cette commune et qui en connaissent les familles, les quartiers et les réalités. Parmi les voix qui s’élèvent avec émotion figure celle de Saint Hilaire Saint Victor, un fils natif de Kenscoff qui dit vivre avec une profonde douleur les violences meurtrières infligées à sa communauté.

Pour cet ancien candidat à la députation aux élections de 2010, le drame de Kenscoff dépasse désormais le cadre d’un simple épisode de violence. Il traduit, selon lui, l’effondrement du dispositif de protection des citoyens et l’incapacité de l’État à garantir le droit le plus élémentaire: le droit à la vie.

Massacre à Kenscoff: les cris de douleur de Saint Hilaire Saint Victor, un fils de la commune

«Kenscoff ne peut pas être abandonnée à son sort», déclare-t-il.

Saint Hilaire Saint Victor déplore avec amertume le spectacle de désolation laissé par les groupes armés. Des familles endeuillées, des habitants terrorisés, des maisons détruites ou abandonnées et une population contrainte de vivre dans la peur: le tableau, selon lui, est celui d’une communauté livrée à elle-même.

Son cri de cœur est d’abord celui d’un homme attaché à sa terre natale. «Kenscoff n’est pas pour moi un simple territoire administratif. C’est une communauté où j :ai grandi, je connais les habitants et je partage les souffrances».

Il ne cache donc ni sa colère ni sa tristesse devant ce qu’il considère comme un véritable carnage.

Pour lui, il est devenu difficile d’accepter que des citoyens puissent être massacrés, déplacés ou contraints de fuir leur domicile sans que la puissance publique soit en mesure de leur apporter une protection effective.

Une population piégée entre les gangs et l’abandon de l’État

Au-delà de la brutalité des groupes armés, Saint Hilaire Saint Victor pointe surtout l’absence de l’État. Il estime que le drame de Kenscoff met à nu une réalité plus profonde: celle d’une population qui ne sait plus vers quelle institution se tourner lorsque sa sécurité et sa vie sont menacées.

Dans son regard, le problème n’est pas uniquement celui des armes détenues par les gangs. Il est aussi celui de la disparition progressive de l’autorité publique dans des zones où les citoyens devraient pouvoir compter sur les forces de sécurité et les institutions de l’État.

Il soutient que «Cette situation nourrit un sentiment d’abandon et d’injustice»*

Comment demander aux habitants de rester chez eux lorsque leur propre communauté n’est plus protégée? Comment parler d’État de droit lorsque des familles peuvent être attaquées et tuées dans leurs maisons? Autant de questions qui traversent le cri de cœur de ce fils de Kenscoff.

Un appel à sauver Kenscoff

Saint Hilaire Saint Victor refuse cependant de réduire Kenscoff à l’image d’une commune meurtrie. Son message se veut également un appel à la responsabilité collective.

Il réclame une action réelle des autorités afin de mettre fin à l’emprise des groupes armés et de permettre aux habitants de retrouver leurs maisons, leurs activités et surtout leur dignité.

Pour lui, les habitants de Kenscoff ne doivent pas devenir des victimes anonymes dans les statistiques de la violence qui ravage Haïti. Derrière chaque mort, rappelle-t-il en substance, il y a une famille, une histoire, des enfants, des projets et toute une communauté frappée par le deuil.

Son témoignage prend ainsi la dimension d’un appel aux autorités nationales. «L’État doit reprendre sa place, protéger les citoyens et rendre justice aux victimes», a-t-il lancé.

Le cri d’un fils de Kenscoff

Son parcours politique donne également une résonance particulière à cette prise de parole. Candidat à la députation lors des élections de 2010, Saint Hilaire Saint détenteur d’activites qui autrefois généraient des emplois dans la commune, Victor avait alors choisi de s’engager dans la vie publique et de porter les aspirations de sa communauté.

Seize ans plus tard, son constat est amer

Celui qui avait nourri l’ambition de représenter Kenscoff au Parlement voit aujourd’hui sa commune confrontée à une crise qui menace son tissu social et la vie même de ses habitants.

Son cri de cœur est donc celui d’un citoyen, mais aussi celui d’un homme qui refuse de regarder sa terre natale sombrer dans la violence.

«Kenscoff ne demande pas la charité. Elle demande la protection de l’État, la justice pour ses victimes et le droit de vivre en paix», a-t-il clamé.

Face au sang versé et à la peur qui s’installe, Saint Hilaire Saint Victor invite les autorités à mesurer la gravité de la situation. Car derrière le silence des survivants et les maisons abandonnées, c’est toute une communauté qui crie aujourd’hui son désespoir.

FcnHaĩti


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