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L’Opposition progressiste demande à l’OEA de ne plus soutenir le pouvoir en place et dénonce le processus électoral

L’Opposition progressiste d’Haïti a adressé, le 17 août 2026, une lettre ouverte au secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert R. Ramdin, actuellement en visite en Haïti. Dans cette correspondance, le regroupement politique appelle l’organisation hémisphérique à revoir son approche de la crise haïtienne et dénonce ce qu’il considère comme un soutien au pouvoir dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Dans cette lettre, l’Opposition progressiste dresse un bilan particulièrement critique de l’accompagnement de l’OEA en Haïti. Elle évoque notamment l’insécurité, la prolifération des gangs armés, l’affaiblissement des institutions, les difficultés de gouvernance et la crise humanitaire. Le regroupement estime que cette situation traduit, selon lui, « un échec profond » de l’assistance internationale apportée au pays au cours des dernières années.

La question électorale occupe également une place centrale dans la correspondance. L’Opposition progressiste affirme que le processus électoral actuellement engagé serait marqué par des irrégularités et reproche au Conseil électoral provisoire (CEP) de manquer d’indépendance. Elle soutient que certaines dispositions du cadre électoral pourraient conduire à l’exclusion de partis politiques et de candidats populaires. Le regroupement avertit ainsi du risque d’une nouvelle crise préélectorale et appelle à des élections « crédibles, transparentes et inclusives ».

L’Opposition progressiste demande à l’OEA de ne plus soutenir le pouvoir en place et dénonce le processus électoral

Tout en réaffirmant son attachement au principe des élections, l’Opposition progressiste affirme être prête à participer à la compétition électorale avec ses candidats. Elle conditionne toutefois cette participation à la mise en place, selon elle, de garanties permettant une véritable expression de la volonté populaire.

Dans son appel à Albert Ramdin, le regroupement demande finalement à l’OEA de « cesser de prêter main-forte » à ce qu’il qualifie de « brigandage politique » en Haïti. Il invite également l’organisation à adopter une position qu’il souhaite « juste, lucide et respectueuse de la souveraineté populaire ». La lettre porte les signatures de plusieurs personnalités, dont les députés et sénateurs mentionnés par le regroupement, ainsi que des avocats, professeurs et ingénieurs.

FCNHAÏTI

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