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Le RHAJAC appelle au rejet de la violence politique et interpelle le Premier ministre sur ses responsabilités

Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) appelle l’ensemble des acteurs politiques à renoncer aux discours de violence et rappelle que le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, demeure le premier responsable du rétablissement de la sécurité et de l’organisation d’élections crédibles. Dans un communiqué publié le 14 juillet, l’organisation estime que la sortie de crise passe par le respect de l’État de droit et des mécanismes démocratiques.

Le RHAJAC réagissait aux récentes déclarations de plusieurs responsables politiques, notamment Claude Joseph et Joseph Lambert, qui ont publiquement condamné les appels au «déchoukaj» attribués au leader de Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse. Selon l’organisation, ces prises de position interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par une aggravation de l’insécurité et des incertitudes autour du processus de transition.

Aucun discours de violence n’est acceptable

Le RHAJAC appelle au rejet de la violence politique et interpelle le Premier ministre sur ses responsabilités

Dans son communiqué, le RHAJAC souligne qu’aucune revendication politique ne saurait justifier des propos susceptibles d’encourager la violence ou de perturber l’ordre public.

L’organisation rappelle que les responsables politiques, toutes tendances confondues, ont l’obligation d’agir avec retenue, de respecter les institutions de la République et de privilégier les voies démocratiques pour résoudre les différends politiques.

Selon le réseau, les multiples crises qu’a traversées Haïti démontrent que la violence politique ne constitue jamais une solution durable et ne fait qu’accentuer l’instabilité du pays tout en renforçant la méfiance de la population envers les dirigeants et les acteurs de l’opposition.

Le gouvernement appelé à assumer ses responsabilités

Le RHAJAC insiste également sur les responsabilités du chef du gouvernement de facto, Alix Didier Fils-Aimé. L’organisation estime qu’il lui revient de restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national, de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles, puis de respecter les engagements pris dans le cadre de la transition.

À défaut de pouvoir atteindre ces objectifs, le réseau considère que le Premier ministre devrait favoriser une transition pacifique permettant à d’autres dirigeants de répondre aux attentes de la population.

Le communiqué rappelle également qu’aucun dirigeant ne peut se maintenir durablement au pouvoir sans calendrier électoral clairement défini ni perspective de retour à l’ordre constitutionnel.

Respect de la procédure judiciaire

Le RHAJAC prend par ailleurs acte de la convocation de Jean-Charles Moïse devant le parquet de Port-au-Prince, prévue le 16 juillet. L’organisation demande que cette audition se déroule dans le strict respect des garanties prévues par la loi, sans instrumentalisation politique de la justice.

En conclusion, le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption lance un appel aux autorités publiques, aux partis politiques et aux organisations de la société civile afin qu’ils privilégient le dialogue, rejettent toute forme de violence et contribuent au rétablissement de l’État de droit.

Pour le RHAJAC, seule une transition pacifique, appuyée sur des institutions crédibles et un processus électoral transparent, permettra de répondre aux aspirations de la population haïtienne et de sortir durablement le pays de la crise politique et sécuritaire.

FcnHaĩti

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