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Élections sous haute tension: Un chef de mission du CEP échappé de justesse à des actes de violence à Jacmel

À quelques semaines des premières échéances électorales, un grave incident est venu illustrer la fragilité du climat entourant l’organisation des scrutins. Alex Calas, chef de mission électorale du Conseil électoral provisoire (CEP) dans le département du Sud-Est, a été séquestré pendant plusieurs heures, menacé de mort et agressé le samedi 11 juillet au Lycée Jacob Martin Henriquez, à Jacmel, alors qu’il supervisait une session de formation destinée aux futurs agents de sécurité électorale (ASE).

Selon les informations recueillies, l’incident s’est produit au cours de la première journée d’une formation regroupant 415 postulants au poste d’agent de sécurité électorale. Des participants ont retenu contre leur gré Alex Calas ainsi que plusieurs autres membres de la mission électorale, les accusant d’avoir détourné les indemnités prévues pour leur participation à la formation.

Alors que par ailleurs l’entourage du Conseil électoral provisoire dément formellement ces accusations, affirmant que les per diem des agents en formation sont versés directement par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), partenaire technique du processus électoral, et ne transitent à aucun moment par les responsables départementaux du CEP.

Élections sous haute tension: Un chef de mission du CEP échappé de justesse à des actes de violence à Jacmel

Selon plusieurs sources, cette rumeur, qualifiée de manœuvre de désinformation à caractère politique, aurait alimenté la colère des postulants et provoqué une situation qui a rapidement dégénéré. Journaliste et défenseur des droits humains, Alex Calas aurait été la cible de graves menaces de mort, tandis que les autres membres de la mission électorale auraient également subi des actes d’intimidation et des violences.

La crise n’a pu être désamorcée qu’à la suite d’une intervention coordonnée de responsables du CEP, de la coordination départementale de l’Observatoire haïtien pour les droits et la liberté de la presse (OHDLP) du Sud-Est et de la Police nationale d’Haïti. Cette mobilisation a permis d’extraire les responsables électoraux du centre de formation et d’éviter qu’un drame ne se produise.

Une plainte a été déposée auprès du commissariat départemental du Sud-Est afin que les auteurs de ces actes soient identifiés et poursuivis. Alex Calas, blessé et fortement éprouvé par cette séquestration, a été transporté vers un centre hospitalier de la région pour y recevoir des soins.

Au-delà de cet incident, cette affaire soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité des acteurs électoraux et sur les risques de manipulation susceptibles de perturber le processus électoral de 2026. Alors que le CEP accélère les préparatifs des prochaines élections, cet épisode rappelle que les défis ne sont plus seulement logistiques ou institutionnels, mais également sécuritaires et politiques.

FcnHaĩti

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