Haïti : KPTSL, une organisation de défense des enfants dénonce la mort de cinq mineurs lors d’opérations policières à Village de Dieu

Le Komite Pwoteksyon Timoun Site Letènèl (KPTSL) a exprimé sa vive indignation après la mort et les blessures de plusieurs enfants lors d’opérations menées par la Police nationale d’Haïti (PNH) à Martissant, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Dans une note de presse publiée le 1er juin, l’organisation affirme que cinq enfants ont été victimes des violences survenues entre le 31 mai et le 1er juin 2026 dans la localité de Village-de-Dieu. Selon le KPTSL, ces interventions ont causé une dizaine de morts et de blessés au sein de la population civile, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants.

L’organisation rapporte que trois enfants ont perdu la vie après avoir été atteints par balles, tandis que deux autres ont été grièvement blessés et risqueraient une amputation. Le comité dit partager la douleur des familles touchées et appelle à une prise en charge urgente des victimes.
Face à cette situation, le KPTSL lance un appel à plusieurs institutions nationales et internationales, notamment le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), l’UNICEF, ONU Femmes, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) ainsi que l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR).
L’organisation les exhorte à assumer leurs responsabilités en matière de protection des droits de l’enfant et à veiller au respect de la Convention relative aux droits de l’enfant. À l’approche de la Semaine de l’Enfance, le KPTSL appelle également à une mobilisation accrue pour mettre un terme aux violences qui affectent les mineurs en Haïti.
« Agissez pour protéger les droits de l’homme, nous sommes tous concernés », conclut le communiqué signé par Emmanuel Camille.
Cette nouvelle tragédie remet en lumière la vulnérabilité des populations civiles, particulièrement des enfants, dans les zones affectées par les affrontements armés et les opérations sécuritaires dans la capitale haïtienne.

