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PNH: pas même vingt-quatre heures de joie…

Alors que la Police Nationale d’Haïti croyait pouvoir respirer un instant après l’arrivée de 1 192 nouveaux agents venus renforcer ses rangs, la réalité du terrain est venue frapper avec une brutalité insoutenable. Ce vendredi matin, pendant que l’institution accueillait de nouveaux effectifs avec fierté et espoir, quatre autres policiers tombaient sous les balles dans le département de l’Artibonite.

Une fois de plus, la nation assiste à ce douloureux contraste : d’un côté, l’espoir d’un renforcement ; de l’autre, le deuil qui s’invite presque immédiatement dans les familles policières. Comme si, en Haïti, chaque victoire devait être accompagnée d’un sacrifice. Pas même vingt-quatre heures de joie pour une institution qui lutte chaque jour entre courage, épuisement et pertes humaines.

Derrière les uniformes, il y a des vies. Des fils, des filles, des parents, des rêves interrompus. Ces policiers tombés au front ne sont pas de simples chiffres dans un bilan sécuritaire. Ils représentaient cette volonté de tenir debout malgré la peur, malgré le manque de moyens, malgré une guerre devenue quotidienne dans plusieurs régions du pays.

PNH: pas même vingt-quatre heures de joie…

L’Artibonite continue de saigner. Et avec elle, toute la République. Pendant que certains débattent, d’autres meurent en essayant simplement de protéger la population. Cette situation interpelle non seulement les autorités, mais aussi toute une société qui semble s’habituer dangereusement aux tragédies répétées.

Aujourd’hui, l’heure n’est pas uniquement aux discours de félicitations pour les nouvelles recrues. Elle est aussi au recueillement, au respect et à la réflexion profonde sur le prix humain que paient les forces de l’ordre dans cette crise interminable.

À ces policiers tombés ce vendredi, la nation doit plus qu’un hommage : elle leur doit des actions, des décisions fortes et une véritable volonté de reprendre le contrôle d’un pays qui ne peut continuer à enterrer ses défenseurs dans l’indifférence.


Giovanni Bien-Aimé

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