Alphabétisation en Haïti : une mobilisation nationale qui ravive l’espoir de 60 000 citoyens

Dans le cadre de la vision du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), à travers le Bureau du Secrétaire d’État à l’Alphabétisation (BSEA), a présenté un état des lieux des efforts engagés en matière d’alphabétisation à l’échelle nationale. Déjà près de 60 000 personnes ont été recensées par des agents déployés sur le terrain.
Selon les données rendues publiques ce jeudi 16 avril 2026, 59 189 citoyens sont actuellement identifiés comme non alphabétisés. Cette initiative s’appuie sur le travail d’équipes déployées sur le terrain afin de renforcer l’accès à l’éducation au sein des populations les plus vulnérables.


Une majorité de femmes concernées
Parmi les personnes recensées, les autorités dénombrent :
36 706 femmes,
17 614 hommes,
4 869 personnes non identifiées.
Ces chiffres mettent en évidence une forte proportion de femmes touchées par l’analphabétisme, soulignant l’enjeu social et éducatif de cette campagne.

Répartition géographique des besoins en alphabétisation
Le département de l’Ouest arrive en tête avec 15 250 personnes recensées, notamment dans les communes de Pétion-Ville, Delmas, Cité Soleil et Léogâne, où la demande reste particulièrement élevée.
Dans la Grand’Anse, 11 364 personnes ont été identifiées, dont environ 4 000 dans la commune de Pestel. Les communes de Dame-Marie et Chambellan affichent également une forte mobilisation des populations, désireuses d’apprendre à lire et à écrire.
Le département de l’Artibonite compte 9 192 bénéficiaires potentiels, avec une concentration notable à Marmelade, où plus de 5 600 personnes ont été recensées, illustrant l’ampleur des besoins dans les zones reculées.
Par ailleurs, les départements du Sud-Est, du Nord, du Nord-Ouest, du Centre et du Sud sont également concernés. Les Nippes et le Sud-Est enregistrent respectivement 947 et 1 074 personnes, des chiffres qui, bien que plus faibles, traduisent des besoins persistants.
Un enjeu de transformation sociale
À travers cette initiative, les autorités entendent réduire significativement le taux d’analphabétisme et promouvoir une société plus équitable, instruite et participative. L’objectif est de permettre aux citoyens d’accéder à leurs droits, de renforcer leur autonomie et de contribuer activement au développement du pays.

Le MENFP, via le BSEA et sous l’impulsion des autorités gouvernementales, affiche ainsi sa volonté de lutter contre le phénomène du « pa konn li ak ekri », encore très présent en Haïti.
FCNHAÏTI

