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L’Initiative du 24 avril rejette le pacte du 22 février et appelle à un consensus national

L’Initiative du 24 avril monte au créneau contre le pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, signé le 22 février 2026. Dans une note rendue publique, la structure dit constater avec stupéfaction et amertume ce qu’elle considère comme un nouveau crime politique de lèse-patrie contre la nation haïtienne. Selon ses responsables, le texte présenté comme un pacte national ne serait qu’une reproduction des accords politiques antérieurs, notamment ceux du 21 décembre et du 3 avril, déjà jugés infructueux.

L’Initiative du 24 avril rejette avec virulence le pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, qu’elle assimile à une manœuvre d’accaparement du pouvoir par une élite politique et économique.

À travers cette note de prise de position, les signataires affirment que le document a été paraphé sans lecture ni débat de fond, avant d’être diffusé sur les réseaux sociaux comme une prétendue issue à la crise. Par ailleurs, cette structure y voit plutôt un instrument destiné à verrouiller le pouvoir pour une durée indéterminée, à favoriser le partage de privilèges et à encourager la corruption ainsi que l’affaiblissement des institutions régaliennes.

L’Initiative du 24 avril rejette le pacte du 22 février et appelle à un consensus national

Le regroupement va encore plus loin dans ses accusations en associant les signataires du pacte aux acteurs qu’il considère comme responsables ou complices de l’assassinat du président Jovenel Moïse, estimant qu’ils cherchent à légitimer leur mainmise sur l’État et l’administration publique.

Face à cette situation, l’Initiative du 24 avril réaffirme sa conviction qu’aucune sortie de crise durable ne peut se faire en dehors d’un plan de gouvernance porté par les dignes filles et fils de la nation et issu d’un dialogue inclusif, sincère et transparent impliquant l’ensemble des forces vives du pays.

Elle appelle ainsi à la vigilance citoyenne, à la concertation nationale et au rejet de toute démarche susceptible, selon elle, d’entériner un plan mafieux contre Haïti. De plus, les signataires plaident pour un processus institutionnel capable de garantir la sécurité, la stabilité, la souveraineté nationale, le renforcement des institutions et la tenue d’élections crédibles et acceptées par tous.

En maintenant sa ligne de rejet, l’Initiative du 24 avril se démarque des signataires de l’accord et remet à l’agenda la question d’un consensus national pour une sortie durable de la crise.

FCN/Haïti

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