Marco Rubio évoque un possible recours militaire contre les gangs en Haïti

Lors d’une audition cruciale mercredi 28 janvier 2026 devant la commission des Relations étrangères du Sénat, le secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, a renouvelé l’avertissement de l’administration Trump quant à la menace posée par les gangs armés en Amérique latine et dans les Caraïbes, en particulier en Haïti, et n’a pas exclu l’emploi de moyens militaires pour les combattre.
Selon ses déclarations, ces organisations criminelles transnationales, armées à un degré que l’on associe habituellement à des forces étatiques, représentent « une grave menace » non seulement pour la sécurité intérieure des États-Unis, mais aussi pour la stabilité de l’ensemble de la région. Dans ce contexte, Rubio a invité à une révision de la posture stratégique américaine, insistant sur l’importance d’une capacité militaire prête à répondre à ces dangers et à coordonner l’assistance avec des partenaires internationaux.

« Nous faisons face, dans notre région, à une réalité bien concrète : ces organisations criminelles terroristes transnationales qui, dans bien des cas, possèdent des armes que l’on associe normalement à un État. Elles représentent une grave menace pour la sécurité nationale des États-Unis, mais aussi pour la stabilité de la région. » le secrétaire d’état américain a tenu ces propos, lors de son allocution, ce mercredi 28 janvier 2026, mercredi 28 janvier 2026, devant la commission des Relations étrangères du Sénat, soulignent la volonté de l’administration de « renforcer la posture militaire » afin de contrecarrer les réseaux criminels les plus puissants.
Rubio a explicitement cité l’effondrement institutionnel en Haïti comme une conséquence directe du contrôle étendu que ces gangs exercent sur des territoires entiers, entravant la capacité du pays à forger un gouvernement effectif et stable. Ce diagnostic s’inscrit dans une stratégie plus large qui inclut le classement de certains groupes, tels que Viv Ansanm et Gran Grif, comme organisations terroristes sanctionnées par les autorités américaines, une démarche qui a des implications juridiques et financières importantes pour leurs soutiens et complices.
Outre Haïti, Rubio a évoqué l’influence croissante de ces réseaux dans d’autres États de la région, y compris au Venezuela et en Colombie, soulignant les liens entre trafic de stupéfiants, migrations massives et insécurité transfrontalière. Pour lui, l’action de ces groupes finit par affecter directement les États-Unis, notamment à travers les flux migratoires et le trafic de drogue, justifiant, selon lui, une réponse robuste.
Le chef de la diplomatie américaine a également mis en lumière l’importance de la coopération régionale, appelant des États partenaires à participer activement à cette lutte, y compris dans le cadre d’initiatives multilatérales telles que la « Force de répression des gangs » dont le déploiement est prévu entre avril et octobre 2026. La dynamique de cette force multinationale, visant à stabiliser les zones sous domination des gangs, s’inscrit dans un contexte de pression diplomatique accrue des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU en vue d’obtenir un mandat légitime pour ces opérations.
Si Rubio n’a pas détaillé de plans militaires précis contre ces groupes en dehors de son évocation générale d’une posture plus assertive, ses propos reflètent une orientation stratégique résolument ferme de l’administration Trump face à ce que Washington considère comme un enjeu de sécurité hémisphérique majeur.
JJJ / FcnHaiti

