Me Midelson Armand saisit le MJSP pour demander l’examen d’une déchéance de nationalité contre le député américain Berny Jacques

Me Midelson Armand, a adressé une correspondance officielle au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) afin de solliciter l’examen d’une éventuelle procédure de déchéance de la nationalité haïtienne à l’encontre de Monsieur Berny Jacques, député républicain américain d’origine haïtienne, accusé de trahir la diaspora haïtienne.
La lettre, adressée au ministre de la Justice, Me Patrick Pelissier, fait suite à l’introduction et au soutien par le député Jacques de plusieurs initiatives législatives aux États-Unis, notamment le projet de loi HB 1307 en Floride. Selon l’auteur de la requête, ce texte aurait pour effet de criminaliser et de fragiliser davantage les ressortissants haïtiens en situation migratoire irrégulière, particulièrement dans la région de Miami.

Représentant le 59ᵉ district de Floride, Berny Jacques est accusé, dans la correspondance, d’avoir soutenu des mesures jugées discriminatoires à l’encontre de la communauté haïtienne, à un moment où celle-ci est déjà affectée par la fin du Statut de Protection Temporaire (TPS) accordé par l’administration américaine.
Pour Me Armand, ces actions constituent une trahison morale envers les racines haïtiennes du député et une atteinte à la dignité des compatriotes vivant à l’étranger. Il estime que de telles prises de position vont à l’encontre des principes de solidarité nationale et de fraternité qui unissent Haïti à sa diaspora.
Dans ce contexte, le citoyen requérant invite le MJSP à examiner la possibilité d’engager une procédure de dénaturalisation ou de déchéance de la nationalité haïtienne, conformément aux dispositions du Code de la nationalité haïtienne. Il soutient que la protection des Haïtiens vivant à l’étranger nécessite une réponse institutionnelle ferme lorsque des personnalités d’origine haïtienne, occupant des fonctions de pouvoir, adoptent des positions perçues comme préjudiciables à leurs compatriotes.
La lettre de Me Armand précise par ailleurs que, au nom des compatriotes, les excuses de Billy Jacques, frère du député, sont acceptées, sans toutefois que cela n’atténue la demande principale formulée auprès des autorités haïtiennes.
Toutefois, il importe de souligner qu’à ce jour, aucune réaction officielle du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique n’a été rendue publique concernant cette requête.
FCN/Haïti

