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Haïti/Politique : L’initiative du 24 avril dans les rues pour exiger le départ du CPT et Fils-Aimé le 7 février prochain

À moins d’un mois de la date butoir du 7 février 2026, la pression populaire s’intensifie sur le Conseil présidentiel de transition (CPT) et le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans les rues de Pétion-Ville, ce mercredi, l’initiative du 24 avril a donné le ton en lançant un avertissement clair pour dire aucune prolongation ne sera acceptée et le pouvoir devra être remis à un juge de la Cour de cassation.

Comme annoncé, lors du lancement du 7-7-7, le decembre 2025, les initiateurs et sympathisants de l’initiative du 24 avril ont manifesté ce mercredi 7 janvier 2026 dans les plusieurs rues de Pétion-Ville afin de réclamer la démission sans condition du Conseil présidentiel de transition (CPT) à l’échéance du 7 février prochain, conformément aux termes de l’accord politique de la CARICOM en vigueur. Ils ont sévèrement critiqué l’irresponsabilité de ces dirigeants.

Pancartes à la main, ils étaient des milliers de manifestants, pacifiquement, ont répondu à l’appel des organisateurs. Ils sont venus rappeler aux membres du CPT et du gouvernement d’Alix Fils-Aimé que leur mandat arrive à terme le 7 février 2026, tel que prévu par l’accord politique ayant conduit à leur installation à la tête de l’État d’Haïti.

Haïti/Politique : L'initiative du 24 avril dans les rues pour exiger le départ du CPT et Fils-Aimé le 7 février prochain

Au terme de cette mobilisation, les protestataires ont rejeté catégoriquement toute tentative de prolongation du mandat du Conseil présidentiel de transition. « Pas de prolongation », ont martelé les organisateurs, pour qui le respect strict du calendrier constitue une condition essentielle pour restaurer la crédibilité de la transition et ouvrir la voie à un retour effectif à l’ordre constitutionnel.

Prenant la parole lors de la manifestation pacifique, l’ancien sénateur de l’Ouest, Me Jean Renel Sénatus, Coordonnateur de l’initiative, a dénoncé ce qu’il qualifie de dérive du pouvoir de transition. Selon lui, le CPT a failli à sa mission fondamentale, notamment celle de créer des conditions sécuritaires permettant aux personnes déplacées de regagner leurs domiciles.

Poursuivant son intervention, l’homme de loi a rappelé que depuis le 7 février 1986, le pays traverse une succession de bouleversements politiques et institutionnels. Quarante ans plus tard, a-t-il déploré, aucun changement significatif n’a été opéré pour garantir à la population des conditions de vie dignes et stables. En conséquence, Jean Renel Sénatus a exhorté les membres du Conseil présidentiel de transition à tirer les conséquences de cet échec et à quitter le pouvoir à la date prévue, soit le 7 février 2026.

De son côté, Mme Djina Guillet Delatour, également figure de proue de l’initiative du 24 avril, a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les prescrits de l’accord politique. « L’opération est déclenchée par la population. Le 7 février, les membres du CPT doivent partir. Il y a trop de misère, notamment pour les femmes, pour les personnes vivant sous les tentes et pour la population en général.

Pas de renouvellement du pouvoir », a insisté Mme Delatour, se disant déterminée à voir la remise du pouvoir à un juge de la Cour de cassation, conformément à la Constitution, afin d’assurer une transition institutionnelle légitime et encadrée par le droit comme la solution proposée par l’initiative du 24 avril.

FCN/Haïti

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