L’incendie de Radio Émancipation FM: SOS Journalistes crie à l’attaque contre la presse

L’organisation SOS Journalistes Haïti a vivement condamné ce lundi 10 novembre 2025, l’incendie considéré comme criminel du local de Radio Émancipation FM, récemment visée par des menaces proférées par Jimmy Chérisier, alias “Barbecue”, chef du gang armé et leader de la coalition criminelle “Viv Ansanm” (Vivre Ensemble).
Selon SOS Journalistes, cet acte s’inscrit dans une attaque délibérée contre la liberté de la presse en Haïti. « Le média incendié diffusait notamment l’émission populaire “Ti Koze ak TT” (Petite causerie avec Thériel Thélus), animée par le journaliste Thériel Thélus, connu pour ses analyses critiques et son influence au sein des masses et des cercles décisionnels du pays », a rappelé le secrétaire général de SOS Journalistes.
Plus loin, les informations rapportées par SOS Journalistes, laissent entendre que depuis plusieurs semaines, Jimmy Chérisier avait multiplié les menaces publiques contre la station et d’autres médias diffusant les interventions de Thélus, affirmant ceci: « Si un média a du cran, donnez du temps d’antenne à Thériel Thélus », avait-il récemment déclaré, mettant en garde les journalistes.
Dans sa prise de position, SOS Journalistes rappelle que cet incendie survient dans un contexte de violence croissante contre les médias. Plusieurs stations, dont Radio Caraïbes, Le Nouvelliste, Radio Mélodie FM et Magic 9, ont déjà dû évacuer leurs locaux pour échapper à des menaces et attaques armées.
Parallèlement, l’organisation déplore également que l’Université Soleil d’Haïti (USH), située dans le même bâtiment que Radio Émancipation, ait été partiellement détruite lors de l’incendie. « Cet incendie criminel constitue une attaque directe et délibérée contre la liberté de la presse », déclare Joseph Guyler C. Delva, secrétaire général de SOS Journalistes Haïti, déclarant que Les journalistes ne sont impliqués dans aucun conflit armé. Ils ne font que leur travail d’informer la population.

En somme, SOS Journalistes appelle les autorités politiques et policières à prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité des professionnels des médias, souvent livrés à eux-mêmes dans un climat de peur et d’impunité.
FCN/Haïti

